Drôle de père
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Drôle de père

par Eric Van Cutsem
Publié: Dernière mise à jour le

Cotation:

5 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Elsa joue dans le sable dans sa chambre alors que Camille, sa mère, l’appelle en attendant la babysitter car elle doit partir en voyage d'affaires. Mais en lieu et place de celle-ci, c’est Antoine, le père d’Elsa, qui débarque après une absence de plusieurs années.

 

Notre critique:

Présenté au Festival International du Film Francophone de Namur (le FIFF pour les intimes) dans la section “Regards du Présent”, DROLE DE PERE est une approche tout à fait intrigante sur le thème classique au cinéma du retour du père prodigue.

Intrigant de par son scénario qui ne dévoile jamais tous les tréfonds de son histoire, DROLE DE PERE sous-entend en effet le contentieux entre Camille et Antoine ou encore le fait qu’Antoine soit ou non au courant de l’existence de sa fille. Et c’est clairement ce qui fait une grande partie du charme du film.

Au-delà de ces questions, DROLE DE PERE est aussi le deuxième film de la namuroise Amélie van Elmbt (après LA TETE LA PREMIERE), réalisé tout en douceur et faisant naître l’émotion avec lenteur et légèreté sans jamais de départir d’une poésie réaliste et surtout sans jamais sombré dans le pathos classique de ce type d’histoire.

Si le casting adulte est sans faute, l’interprète d’Elsa, Lina Doillon (dernière fille du réalisateur Jacques Doillon et déjà présente dans LA TETE LA PREMIERE) est époustouflante. A 6 ans, elle semble non seulement à l’aise dans son rôle mais en plus elle fait montre d’une maîtrise de comédienne dans chacune de ses scènes. A suivre au même titre qu’Amélie van Elmbt qui signe ici un film d’un naturel confondant.

 

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