DRIVE-AWAY DOLLS
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Drive-Away Dolls

par Stéphane Praet

Cotation:

3 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Philadelphie, 1999. Dans un bar un peu louche, un homme paniqué attend quelqu’un qui n’arrive pas, en tenant fébrilement sa mallette dans les bras. Inquiet, il demande l’addition nerveusement et s’enfuit dans la nuit, avec sa précieuse mallette avant d’être pris en chasse par le tenancier de l’établissement. Coincé dans une ruelle sans issue, il est rattrapé par ce dernier, venu récupérer de main forte la fameuse mallette, et aidé par l’arrivée de ses acolytes venus le soutenir dans son méfait. Un long cri assure la transition avec l’apparition de Jamie (Margaret Qualley), une des deux héroïnes du film, dérangée durant ses ébats par un appel téléphonique...

 

Notre critique:

Le scénario, imaginé par Ethan Coen et Tricia Cooke, nous plonge dans un road-movie où les deux protagonistes principales, Jamie et Marian, interprétées respectivement par Margaret Qualley et Geraldine Viswanathan se voient confrontées à une bande de malfrats cherchant à les retrouver.

Si le voyage pour rejoindre Tallahassee est rempli de détours et d’embuches, il en est de même de la réalisation, qui s’avère inégale tout au long du film. En effet, si certaines idées scénaristiques s’avèrent inventives et originales, elles sont tantôt bien exploitées et paraissent à d’autres moments mal mises en valeur, soit par des effets trop perturbants pour le spectateur, soit par des scènes un peu longues.

On retrouve par ailleurs un côté visuel fortement “Tarantinesque” lors de ce périple, qui nous rappelle les films Grindhouse (séries B).

Les incursions que font les deux héroïnes dans les milieux lesbiens tout au long du film, virent parfois du stéréotype à la caricature d’une époque ou d’un groupe social, ce qui pourrait mettre mal à l’aise le spectateur qui prendrait ceci au premier degré.

Le casting tient ses promesses, et la galerie des personnages nous entraîne dans ce road-movie de manière crédible, parfois en regrettant de ne pas profiter de plus de scènes avec certains personnages, comme les deux malfrats interprétés par Joey Slotnick et C.J. Wilson, sans oublier Matt Damon qui apparaît à la fin du film.

Ethan Coen, seul à la réalisation cette fois, nous livre ici un scénario original qui aurait pu être mieux servi par une réalisation plus équilibrée, en tentant moins l’originalité dans la forme et en jouant plus sur le côté amusant de ses personnages, dont l’interprétation sert, pour notre plaisir, l’histoire avec justesse. Cela reste un bon moment de cinéma, avec quelques interrogations lors de certaines scènes, ou certaines transitions dans l’histoire.

 

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