Doctor Strange in the Multiverse of Madness

Doctor Strange in the Multiverse of Madness

C’est en 2016 que le spécialiste des arts mystiques, le Docteur Strange, a fait son apparition sur nos grands écrans dans un film qui lui était dédié. Film sur ses origines, DOCTOR STRANGE avait été une entrée en matière plutôt réussie, mêlant relativement habilement effets spéciaux et une histoire plutôt réussie.

Le succès public avait suivi (680M de dollars au box office) et en conséquence, il fallait s’attendre à une suite, les dollars illuminant largement la pupille des producteurs. Avec DOCTOR STRANGE IN THE MULTIVERSE OF MADNESS (OMG quel titre!), c’est donc chose faite.

Mais voilà, qui dit Docteur Strange, dit inévitablement magie et donc effets spéciaux. Et l’on sait que pour que des effets spéciaux ne soient pas une fin en soi, il faut une excellente histoire qui les utilise parcimonieusement. Et pas seulement un embryon de scénario écrit par un scénariste de quelques séries TV dont c’est le premier long métrage 5Michael Waldron n l’occurrence).

Et visiblement, les producteurs n’étaient pas au courant. Car DOCTOR STRANGE IN THE MULTIVERSE OF MADNESS n’est qu’une suite d’effets spéciaux qui, même si ils sont assez bien réussis, ne servent aucune histoire digne de ce nom, puisqu’il s’agit juste de sauver une adolescente qui a le pouvoir de naviguer entre les univers du multivers. Chassé-croisé entre Wanda, la méchante sorcière rouge, et le gentil Strange, l’histoire n’est décidément rien d’autre qu’un prétexte aux effets spéciaux les plus dingues qui soient.

Si question catalogue de FX on est bien servi, question profondeur des personnages et récit, on reste sur sa fin même si l’humour des dialogues et la qualité de l’interprétation de Benedict Cumberbatch tentent sans aucun doute de nous faire oublier une certaine vacuité de l’ensemble.

Parions cependant que DOCTOR STRANGE IN THE MULTIVERSE OF MADNESS sera bien accueilli par un public qui, depuis la pandémie, semble encore plus attiré par les blockbusters divertissants dans lesquels la réflexion passe au dernier plan…

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