Divine, El Evangelio de Las Maravillas

Le réalisateur mexicain Arturo Ripstein a appris le septième art sous la coupe de Luis Buñuel. Il est passionné par les déviances et les marginaux. Il est fasciné par les tragédies noires et les destinées dramatiques. Sa filmographie reflète ses obsessions: l’âme humaine est pervertie; notre univers se désagrège, d’autant plus vite que se rapproche le troisième millénaire… rn

DIVINE s’inscrit dans cette ligne directrice. Ripstein filme les derniers balbutiements d’une communauté entraînée à sa perte par ses dirigeants égoïstes. Il démonte l’influence du pouvoir, du sexe et de la religion sur la conscience humaine. Hélas, à force d’utiliser une symbolique encombrante et de nous perdre dans des digressions parfois inutiles, il nous déconcerte. DIVINE est un film touffu, volontiers déroutant (qui pourra nous expliquer ce curieux mélange de console Nintendo et de paillasses paysannes?), qu’il faudra dompter avant de comprendre. Mais en final, on découvrira une analyse sociologique subtile, très actuelle dans son propos. rn

La mise en scène privilégie les acteurs. Le décor, bien que dépouillé, a été composé avec soin pour recréer cette ambiance surréaliste des films bibliques. La photographie joue sur des couleurs chaudes, et met en exergue la tension latente qui envahit l’écran.

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C’est vrai. DIVINE s’adresse aux spectateurs avertis. Mais ils y trouveront matière à méditation…

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