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Divine, El Evangelio de Las Maravillas

par Jean-Dominique Quinet
Publié: Dernière mise à jour le

Titre français : Divine, l'Evangile des Merveilles

Equipe:
Durée : 120’
Genre:
Date de sortie:

Cotation:

0 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Etrange secte que celle dirigée par Mama Dorita et Papa Basilio. Les disciples se sont repliés dans un village mexicain protégé par l'armée. Ils ont adopté un mode de vie proche des films bibliques hollywoodiens des années 50. Pas étonnant, puisque Papa Basilio, un prêtre espagnol légèrement porté sur la bouteille, est passionné par le cinéma, en particulier par LES DIX COMMANDEMENTS avec Charlton Heston. Mais l'équilibre de la communauté est fragile. A la veille de sa mort, Mama Dorita choisit pour lui succéder Tomasa, une adolescente des rues. Celle-ci impose sur-le-champ des règles inhabituelles et plutôt draconiennes...

 

Notre critique:

Le réalisateur mexicain Arturo Ripstein a appris le septième art sous la coupe de Luis Buñuel. Il est passionné par les déviances et les marginaux. Il est fasciné par les tragédies noires et les destinées dramatiques. Sa filmographie reflète ses obsessions: l’âme humaine est pervertie; notre univers se désagrège, d’autant plus vite que se rapproche le troisième millénaire… rn

DIVINE s’inscrit dans cette ligne directrice. Ripstein filme les derniers balbutiements d’une communauté entraînée à sa perte par ses dirigeants égoïstes. Il démonte l’influence du pouvoir, du sexe et de la religion sur la conscience humaine. Hélas, à force d’utiliser une symbolique encombrante et de nous perdre dans des digressions parfois inutiles, il nous déconcerte. DIVINE est un film touffu, volontiers déroutant (qui pourra nous expliquer ce curieux mélange de console Nintendo et de paillasses paysannes?), qu’il faudra dompter avant de comprendre. Mais en final, on découvrira une analyse sociologique subtile, très actuelle dans son propos. rn

La mise en scène privilégie les acteurs. Le décor, bien que dépouillé, a été composé avec soin pour recréer cette ambiance surréaliste des films bibliques. La photographie joue sur des couleurs chaudes, et met en exergue la tension latente qui envahit l’écran.

rn

C’est vrai. DIVINE s’adresse aux spectateurs avertis. Mais ils y trouveront matière à méditation…