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Disturbing Behavior

par Jean-Dominique Quinet
Publié: Dernière mise à jour le

Equipe:
Durée : 83’
Genre:
Date de sortie: 24/08/1999

Cotation:

3 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Cradle Bay, une ville idyllique en apparence. Voilà pourquoi les Clark viennent d'y aménager. Steve, l'aîné, espère bien repartir à zéro et oublier le suicide de son frère. Hélas, le vernis policé qui baigne la cité ne tarde pas à se craqueler: les rubans bleus, des étudiants modèles en apparence, y sèment la terreur. Il n'est pas rare qu'un de ces apôtres de la perfection brûle un fusible et tabasse à mort un adolescent qu'il juge trop négligé. Avec l'aide de Gavin et de Rachel, Steve tente de comprendre pourquoi.

 

Notre critique:

Réalisé par David Nutter, un des réalisateurs les plus doués issu de la série X-FILES, DISTURBING BEHAVIOR a un potentiel énorme. D’abord, parce que c’est un film effrayant, complètement dénué d’humour. Un film d’atmosphère, glauque, suggestif et méchant. Ensuite, parce que c’est une critique sociale virulente qui souligne le fossé qui sépare les adolescents de leurs parents. Enfin, parce que c’est une ode à la marginalité et à la différence.

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Au niveau visuel, on reconnaît immédiatement la griffe de Nutter, qui a comme d’habitude soigné ses éclairages et sa photographie. Le casting, périlleux puisqu’il s’agit d’un film d’ado, est bien balancé: James Mardsen (Steve) et Katie Holmes (Rachel), issus de séries télévisées, réussissent leur passage au grand écran et forment un couple crédible. Quant au scénario, il est bien ficelé, dose habilement le suspense, le mystère et l’horreur.
DISTURBING BEHAVIOR avait donc tout pour réussir.
Oui, mais…

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Oui, mais les producteurs ne l’ont pas entendu de cette oreille. Ils ont simplement obligé Nutter à amputer son montage initial de près de trente minutes, essentiellement des dialogues et des scènes plus gores. Inutile de dire que des coupes aussi importantes ne passent pas inaperçues. Certains enchaînements sont carrément incompréhensibles. En quelques coups de ciseau, notre film idéal a été recyclé en film d’horreur classique. Paraît que cela rapporte plus. rn

Les pontes du studio espéraient-ils s’en mettre plein les poches en prenant le spectateur pour un imbécile? Détrompez-les en boudant cette version cinéma honteusement charcutée…