Dikkenek
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Dikkenek

par Olivier Guéret
Publié: Dernière mise à jour le

Equipe:
Durée : 84′
Genre:
Date de sortie: 20/06/2006

Cotation:

2 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

JC et Stef sont des amis d’enfance. Inséparables.JC est LE dikkenek belge, un donneur de leçon à cinq balles, un moralisateur, un tombeur de minettes, bref une grande gueule intégrale, coiffé comme un peigne.
Stef est tout le contraire. Il cherche le Grand Amour, mais vu qu’il ne bouge pas de son lit, il va avoir du mal à trouver.
JC lui explique donc la méthode : faire un sans-faute du point A jusqu’au point G.
Entre ces deux points, JC et Stef vont croiser : Claudy, le directeur des abattoirs d’Anderlecht et photographe amateur (de chair fraîche), Greg, un bébé-manager vissé à son portable, Natacha, une nymphette désoeuvrée, Fabienne, une pauvre petite fille de riches, Nadine, une institutrice qui préfère la schnouf aux tables de multiplication, ainsi que Laurence, une commissaire de police fâchée avec les conjugaisons, qui ponctue ses phrases à coups de gros calibre.

 

Notre critique:

Ça y est ! Il l’a fait, il y est arrivé ! Après quelques courts, le sulfureux Olivier Van Hoofstadt a fini son premier long-métrage, non sans qu’un certain Luc Besson ne vienne lui verser quelque obole pour mettre le tout en boîte…
Il en résulte un joyeux foutoir d’une heure trente au scénario microscopique mais à la liberté de ton ultra rafraîchissante !

DIKKENEK est-il un bon film ? Non. DIKKENEK est-il un film ? Pas sûr. Compilations de saynètes articulées autour d’un prétexte, le Van Hoofstadt premier est un condensé de tout ce qu’on ne fait pas ! Une essence de politiquement incorrect qui vole aussi haut qu’une tondeuse à gazon et qui navigue entre le grossier et le vulgaire mais en étant toujours graveleux ! Un gros coup de gueule qui flaire bon la bière et les frites !
Servi par des acteurs qui n’existent que dans la caricature, DIKKENEK allume généreusement tout ce qui passe (animateurs télés, acteurs, déviances sexuelles… la totale quoi !).
Et si l’on peut rester coi devant ce gigantesque feu d’artifice de n’importe quoi, force est de reconnaître que l’on s’incline devant cette énergie, cette libération de toute contrainte du réalisateur et de son comparse Olivier Legrain dans un cinéma belge francophone souvent sclérosé !

Alors, on pourra écrire tout ce qu’on veut sur ce film mais plus que jamais, c’est le public qui en fera ce qu’il veut ! Et DIKKENEK risque fortement d’être récupéré par des spectateurs en manque de véritable renouveau… Et c’est tout le mal que l’on peut lui souhaiter !