Die Frau des Polizisten

Die Frau des Polizisten

Etrange film que ce DIE FRAU DES POLIZISTEN. Divisé en cours chapitres (entre 2 et 5 minutes) représentant chaque fois une scène, jouant de la distanciation et du non-dit en permanence, le film raconte la vie d’un couple avec un enfant, somme toute banal et apparemment sans histoire…
Et au vu des scènes mises bout à bout (59 en tout), on finit rapidement par se demander si effectivement l’histoire n’est pas d’une banalité affligeante. Et il faudra beaucoup de patience au spectateur pour accepter la mise en scène, le rythme, l’absence de musique et le style de narration qu’impose le réalisateur Philip Gröning.
Et ce n’est seulement qu’après 1h15 de film que l’on finira par comprendre les propos du réalisateur, après avoir tenté en vain de trouver la signifiance de chaque chapitre au-delà du sens premier de la simple narration. La toute dernière ligne droite du film achèvera de nous faire comprendre que le récit n’était qu’une démonstration de la banalité de la violence conjugale.
Si la démonstration est finalement réussie, elle se fait au dépend d’un spectateur qui aura sans doute depuis longtemps quitté la salle avant de bénéficier des lumières et de la morale de l’histoire.

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