Die Bluthochzeit
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Die Bluthochzeit

par Eric Van Cutsem
Publié: Dernière mise à jour le

Titre français : De Bloedbruiloft

Equipe: Armin Rohde, Christoph Darnstädt, Dominique Deruddere, Imogen Kogge, Uwe Ochsenknecht
Durée : 100’
Genre: Comédie dramatique
Date de sortie: 25/10/2005

Cotation:

3 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Mark et Sophie viennent de prononcer leurs voeux et sont maintenant mari et femme. Toute la famille se rend au restaurant pour le repas de fête. Mais très vite, celui-ci tourne au conflit entre le père du marié et le patron du restaurant pour un problème de crevettes pas fraîches. Exaspéré, le père décide de s'en aller avec toute la famille mais dans son mouvement de colère il oublie la mariée et sa propre femme parties se rafraîchir aux toilettes...

 

Notre critique:

Histoire d’entêtement, histoire d’abrutis butés qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, DE BLOEDBRUILOFT (Die Bluthochzeit en titre original) est une parfaite illustration de ce que l’animal humain a de plus stupide et de plus révoltant. C’est aussi l’histoire d’un dérapage qui n’en finit pas de déraper, une suite d’erreurs qui vont conduire au désastre, mais encore une belle démonstration que les armes sont à bannir. En effet, si la famille Walzer n’avait pas eu d’armes, l’enchaînement de violence serait probablement resté verbal…

Adapter une BD au grand écran n’est jamais simple et c’est particulièrement vrai quand le dessinateur est aussi doué qu’un Hermann. Graphiquement, LUNE FROIDE, la BD dont est tirée DE BLOEDBRUILOFT, est extraordinaire, le talent du dessinateur n’étant plus à démontrer. Le scénario de Jean Van Hamme est, quant à lui, beaucoup plus classique, s’inspirant pas mal de la violence bête et méchante que l’on a pu voir au cinéma depuis quelques années.

Co-production belgo-germanique, le film de Dominique Deruddere (WAIT UNTIL SPRING BANDINI, POUR LE PLAISIR) suit de près le scénario de Van Hamme, tout en proposant une fin moins dramatique. Malheureusement, et malgré le talent certain de Deruddere, la mise en image et la mise en scène sont beaucoup plus plates que le fabuleux travail d’Hermann. Et les personnages manquent un peu de profondeur, phénomène principalement dû à une absence de backstories pour chacun d’eux. Dommage car les interprètes, Armin Rohde en tête, sont, dans leur genre, solides et assurent sans difficultés.

Le tout donne donc un objet cinématographique un peu étrange, bancal par instant, n’allant pas jusqu’au bout de son propos et qui, finalement, risquerait de passer un peu inaperçu dans les salles, si il n’était d’origine belge…

 

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