DEAD MAN'S WIRE
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Dead Man’s Wire

par Eric Van Cutsem

Titre français : La corde au cou

Equipe: Al Pacino, Austin Kolodney, Bill Skarsgård, Dacre Montgomery, Gus Van Sant
Durée : 104′
Genre:
Date de sortie: 15/04/2026

Cotation:

4 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

De sa voix grave, un journaliste radio envoie sur les ondes les infos du jour. Dans une voiture, un homme l’écoute et s’arrête pour livrer un colis…

 

Notre critique:

Gus Van Sant revient à Venise en 2025 avec un film hors compétition basé sur un fait divers: le 8 février 1977, Tony Kiritsis, un homme en colère contre sa compagnie de prêt qu’il accuse de l’avoir trompé, kidnappe Richard, le fils du patron, pour demander réparation. Tony réalise ce kidnapping au vu de tout le monde en utilisant un fusil à pompe dont la gâchette est reliée à un filin d’acier lui-même relié au cou de Richard, ce procédé ayant pour nom: « dead man’s wire ».

DEAD MAN’S WIRE n’est pas un « grand » film, mais la maestria d’un Van Sant en terme de mise en scène, de décors d’époque et de récit lui confère une touche et une solidité que peu de films de ce genre atteignent. Et avec les prestations de Bill Skarsgård ou de Al Pacino (THE IRISHMAN, DANNY COLLINS), le réalisme en fait presque une sorte de docu-fiction assez efficace.

Par ailleurs, DEAD MAN’S WIRE est aussi la dénonciation d’une Amérique qui laisse souvent ses citoyens lambda sur le côté, le côté « argent d’abord » et « humain ensuite » étant en quelque sorte la marque de fabrique d’un capitalisme à outrance.

On appréciera donc le final du film qui conclut la fable avec une ironie certaine.

 

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