Dans Paris

Dans Paris

Peu à peu, dans un long retour en arrière, on va apprendre que Paul vit très mal sa séparation avec Anna sa femme et qu’il est depuis lors dépressif. Jonathan lui est un libertin futile autant que son frère est dépressif. DANS PARIS retrace donc les pourquoi et les comment d’une dépression que les proches de Paul essayent d’ignorer, d’interpréter voir de juguler complètement…

Christophe Honoré, auteur du très malsain et très intellectuel MA MERE avec Isabelle Hupert, ne remet heureusement pas le couvert. Il signe ici un film plus en nuances, moins provocateur. Les textes sont toujours très écrits et souvent déclamés pour renforcer la distanciation et augmenter la réflexion du spectateur sur le sujet. Mais à force de partir dans plusieurs directions, aucune d’entre elles n’est vraiment approfondie.

Romain Duris, à nouveau dans un rôle très torturé, donne la réplique à Louis Garrel (déjà présent dans MA MERE), à Guy Marchand et à une Marie-France Pisier trop rare au cinéma. Tout ce beau monde parvient à rendre crédible dialogues et situations mais ne parvient pas à ajouter la profondeur qui manque malgré tout au récit. En traquant quelque part le mépris et l’incompréhension d’une famille à l’égard d’un de ses membres malades, DANS PARIS semble ignorer et oublier d’incorporer le spectateur dans cette traque…

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