Titre français : Mon Frère
Equipe:
Durée : 124′
Genre:
Date de sortie: 21/03/2000
Cotation:
Si vous avez manqué le début:
C’est à Turin en 1958 que débarque de sa Sicile natale Giovanni. Il y retrouve son jeune frère Pietro en qui il a mis tous ses espoirs de réussite sociale. Ce frère sera instituteur. Il sera ce que Giovanni, analphabète, ne pourra jamais être. Pour payer les études de Pietro, Giovanni va faire tous les boulots possibles et imaginables. Travaillant dur, sacrifiant chaque instant de sa vie, il va peu à peu se fourvoyer…
Notre critique:
COSI RIDEVANO retrace l’impact sur les hommes d’une mutation de la société italienne dans les années 50, société paysanne qui rentrait alors peu à peu dans une ère industrielle irréversible dans laquelle les villes dévoraient les hommes et les campagnes. Gianni Amelio analyse avec finesse cette Italie-là et son interaction sur les mentalités. Sans concessions pour ses personnages, il dissèque les interactions sociales… Hélas, une construction en tableaux ou en une série d’instantanés fait tomber le film dans le travers de l’ellipse à outrance, ce qui nuit à la clarté du récit et donne une impression de confusion qui enlève hélas de la crédibilité à l’ensemble de l’analyse. On finit par s’y perdre et le but recherché par Amelio n’est vraiment pas atteint!
De cette série de tableaux ressort en tout cas le talent connu et déjà remarqué (dans FARINELLI, L’ESCORTE) d’Enrico Lo Verso et nous fait connaître un nouveau venu dont on reparlera certainement: Francesco Giuffrida dans le rôle de Pietro.
Ce Lion d’Or à Venise, très controversé, n’a pas fini de l’être tant sa mise en scène est critiquable. Dommage…
