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Conte D’Eté

par Jean-Dominique Quinet
Publié: Dernière mise à jour le

Titre français : Conte D'Eté

Equipe:
Durée : 113’
Genre:
Date de sortie: 25/06/1996

Cotation:

4 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Gaspard débarque à Dinard pour les vacances. Il doit y retrouver Lena, la femme de sa vie - en tout cas, c'est ce qu'il croit. Pour remplir ses mornes journées, il se promène avec Margot et lui confie ses problèmes existentiels. Et puis, il rencontre Solène. Pour qui balancera le coeur du timide et réservé Gaspard ?

 

Notre critique:

Troisième volet d’une quadrilogie saisonnière, après CONTE DE PRINTEMPS (89) et CONTE D’HIVER (91), CONTE D’ETE est un film léger, dans lequel les personnages jouent au jeu de l’amour et de la séduction. Gaspard, qui laisse sa vie dériver aux flots du hasard, se retrouve assailli par trois gentes demoiselles. Quel plaisir que de voir ce jeune indécis se torturer de questions fondamentales ! Ses conversations avec Margot, le long de la plage, sont vides de sens, mais tellement naturelles. CONTE D’ETE nous rappelle le temps de l’adolescence et des badinages amoureux. C’était le bon temps !rn

Pourtant, le nom d’Eric Rohmer fait peur. Ses films sont inégaux. Certains endorment, d’autres enchantent. C’est le cas avec CONTE D’ETE. Le film touche par sa simplicité et son naturel. Les dialogues ne sont pas enrobés ni remaniés, ils sont pris sur le vif. L’interprétation de Melvil Poupaud est impeccable. Son personnage est ambigu jusqu’à la fin, et il l’interprète avec une facilité désarmante… De ses trois partenaires, c’est Amanda Langlet qui s’en tire le mieux, dans le rôle de la confidente amoureuse, Margot. En effet, Gwenaëlle Simon (Solène) et Aurélia Nolin (Lena) ne sont pas toujours à la hauteur.rn

Mais qu’importe, le ton du film emporte le tout. Il respire les vacances, le sable, les filles. C’est vraiment du bon cinéma français, simple, touchant, personnel. Rohmer nous rappelle que c’est ce cinéma-là, le french spirit tant recherché des américains. Et c’est celui-là aussi que nous, spectateurs, nous avons envie de voir.rn

Précipitez-vous dans les salles ! Et humez les embruns marins…