Collateral Damage

Collateral Damage

Pertes collatérales: dégâts matériels et humains annexes à une attaque d’un objectif militaire lorsque celle-ci déborde un peu de sa cible…
En général, le terme est utilisé pour décrire les massacres de civils lors des bombardements massifs au Kossovo, en Irak un peu partout où les Etats-Unis font intervenir leur machine de guerre…

Et bien ici, non, COLLATERAL DAMAGE applique la définition uniquement aux victimes américaines d’une attaque terroriste. Petit trou de mémoire parmi d’autres, qui fait glisser le film vers la propagande discrète, insidieuse et sotte.

Pourtant ça commence – disons – objectivement, en murmurant qu’en exportant leur violence sur la planète, les USA s’exposent à des attaques sur leur territoire. Passe en fantôme le rôle des diverses agences américaines dans les guerillas et le trafic de drogue sud-américain. Mais après ce court moment d’auto-flagellation sans véritable danger, COLLATERAL DAMAGE se ressaisit et enchaîne sur une bonne vieille croisade du Bien contre le Mal menée par un américain moyen (moyen… moyen… Arnold tout de même) face à d’indécrottables terroristes, cruels, vicieux, pervers, bref indéfendables.

Derrière la caméra, Andrew Davis remplit son contrat avec professionalisme à défaut d’autre chose: le héros est solitaire, l’action sèche et le drame triste. Il réussit même à obtenir d’Arnold la meilleure – la seule – prestation dramatique de sa carrière, et met tout en oeuvre pour tirer son film du divertissement pétaradant vers le thriller politique réaliste. En vain… Car si COLLATERAL DAMAGE est âpre en surface, il ne l’est pas assez pour faire oublier qu’en profondeur, il est juste couillon.

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