Colette
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Colette

par Eric Van Cutsem
Publié: Dernière mise à jour le

Cotation:

4 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Jeune fille plutôt enjouée, Gabrielle a quelques difficultés à se lever en cette journée de 1892 à Saint-Sauveur. Mais, Willy, un écrivain, ami de la famille, arrive de Paris et amène les dernières nouvelles de la capitale, ce qui pousse la jeune fille à se lever et venir l’accueillir...

 

Notre critique:

Autant les romans de Colette ont été portés de nombreuses fois à l’écran, autant la vie de l’écrivaine est restée plus confidentielle dans les salles obscures. En 1991, BECOMING COLETTE proposait une biographie avec un beau trio d’interprètes, Mathilda May, Virginia Madsen et Klaus Maria Brandauer réalisé par l’acteur Danny Huston. En 2004, c’était un téléfilm de Nadine Trintignant avec Marie Trintignant qui retraçait à nouveau la vie de la créatrice de “Claudine”.

Au vu de la montée des mouvements #MeToo et des nombreuses voix féminines qui posent des questions essentielles sur l’égalité des droits entre femmes et hommes, il est presque normal que 2018 et 2019 soient des années qui mettent à l’honneur des femmes qui se sont battus pour cette cause dans le passé. Avec COLETTE, le réalisateur de STILL ALICE, Wash Westmoreland, propose donc un nouveau biopic parfaitement en phase avec ce 21e siècle.

Retraçant la vie de Gabrielle-Sidonie Colette depuis sa demande en mariage par Henry Gauthier-Villars, surnommé Willy, jusqu’à sa lutte pour faire reconnaître ses droits sur son roman “Claudine”, le film retrace ainsi plus de 20 ans de la vie de cette femme aux talents multiples (écrivaine, musicienne, mime, etc), moderne avant l’heure, libre d’esprit et de corps et bisexuelle avouée.

Magnifiquement incarnée par Keira Knightley, qui décidément se retrouve souvent dans la peau de grandes héroïnes du passé (ANNA KARENINE, PRIDE & PREJUDICE), COLETTE est un biopic plutôt réussi même si la vie terriblement sulfureuse de son héroïne est peut-être un peu trop édulcorée et aurait mérité un peu moins d’arrondis scénaristiques et une mise en scène plus “rugueuse”.

 

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