Club Sándwich

Club Sándwich

A l’instar de l’excellent BOYHOOD, CLUB SANDWICH s’attache à décrire les transformations liées au passage de l’adolescence. Là s’arrête la comparaison, car ce film mexicain de Fernando Eimbeke (LAKE TAHOE) immerge ses protagonistes dans le lieu clos d’un hôtel désert. Ce lieux clos permet au récit de se focaliser sur les personnages et sur l’interaction du triplet mère, fils et petite amie.
Utilisant des détails du quotidiens, détails très finement observés, le récit joue aussi sur une certaine lenteur qui permet d’installer avec subtilité les interactions entre les personnages. Par petites touches, le spectateur se fait embarquer dans la troublante relation entre Hector et Jasmin qui découvrent peu à peu la sensualité et la sexualité tandis que la mère se retrouve en observation et puis en antagoniste de cette idylle naissante.
Des dialogues minimalistes soutenant un non-dit merveilleusement mis en avant par d’excellents interprètes viennent parachever ce CLUB SANDWICH de très bonne facture.

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