Clara Sola

Clara Sola

Clara vit en solitaire en pleine campagne avec sa mère et sa nièce de 15 ans, Maria. Elle semble posséder certains donc de guérisseuse qu’on lui fait partager avec des villageois des alentours. Très pieuse, elle est aussi maintenue dans cet état de solitude comme une sorte de relique vivante. Mais un beau jour à la ferme un homme à tout faire, Santiago, vient aider…

Présenté dans la compétition de la Caméra d’Or en 2021 au Festival de Cannes, CLARA SOLA est un film étrange, un conte hors du temps où mysticisme et innocence se mêlent dans un cadre où la nature domine largement.

Le film dépeint l’évolution de cette jeune femme qu’on laisse dans l’ignorance du monde extérieur, la privant de tout pour l’utiliser à des fins religieuses et qui va peu à peu, au contact du jeune homme à tout faire, s’ouvrir sur la vie et sur les autres. Les limites de son existence vont s’estomper et elle va affirmer son indépendance.

Premier film de la réalisatrice Nathalie Álvarez Mesén, CLARA SOLA est un film de femmes sur les femmes, sur la parte de l’innocence et sur l’intégration sociale dans la communauté. De manière assez étrange, le film n’est pas sans rappeler CARRIE de Brian De Palma (notamment la scène du bal, la perte de la virginité et la moquerie des autres) dans une forme plus réaliste qui laisse cependant filtrer une certaine forme d’onirisme.

Interprété par des non acteurs, il n’en reste pas moins que la prestation de la danseuse Wendy Chinchilla Araya, dans le rôle de Clara, est stupéfiante de justesse, jouant parfaitement de son corps pour incarner la difformité de Clara mais aussi pour en développer une certaine forme de sensualité quand il faut.

Film oscillant entre réalisme, mysticisme et fantastique, CLARA SOLA mérite une vision attentive et nous révèle une jeune réalisatrice à suivre absolument dans le futur.

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