City By The Sea

City By The Sea

SCANDAL, MEMPHIS BELLE ou ROB ROY ont montré le talent éclectique du réalisateur Michael Caton-Jones, plus à l’aise dans l’étude approfondie des personnages et de leurs rapports que dans l’action et l’espionnage pur (THE JACKAL). Avec CITY BY THE SEA, il nous livre un film profondément humain reposant entièrement sur le passif de chacun des personnages.
Comme dans toute histoire digne de ce nom, c’est le poids du passé des protagonistes qui les anime ou les englue dans un univers en décrépitude, simplement là pour renforcer la détresse des êtres.

Indéniablement originale, l’histoire -la confrontation entre un père et son fils qui passe par une enquête flic-meurtrier- adopte un point de vue réaliste. Elle s’attache aux existences de tous les jours des personnages, les suivant de près, traquant leurs attitudes et l’influence de l’histoire de chacun d’entre eux. Vincent Lamarca, interprété très sobrement mais avec une force peu commune par un De Niro au mieux de son jeu, est un homme accablé par le poids de son destin. Sa vie entière est conditionnée par l’acte manqué de son père, par sa décision de quitter sa famille et par son sens aigu du devoir et de la vérité. Il ne parvient pas à vivre dans le présent comme en témoignent les rapports étranges qu’il entretient avec sa voisine d’en-dessous (jouée par une Frances McDormand remarquable).

En définitive, et c’est aussi cela qui fait de CITY BY THE SEA un film à voir, on assiste à une superbe démonstration d’amour filial, une belle leçon d’espoir sans misérabilisme, admirablement servie par des acteurs plus qu’étonnants au vu de la difficulté des rôles.

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