Chien de la casse
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Chien de la casse

par Eric Van Cutsem

Cotation:

5 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Midi de la France. Le soir. Dog et Mirales, deux potes, trainent à gauche et à droite. Sans but, avec Malabar, le chien de Mirales, ils vont de potes en potes... mais leur amitié est un peu conflictuelle.

 

Notre critique:

Deux amis, Dog et Mirales, depuis l’âge de 12 ans, un petit village d’Occitanie. Les deux amis ont une amitié solide mais plutôt conflictuelle principalement parce que Mirales rabaisse sans arrêt Dog. Arrive alors Elsa et l’amitié subit un nouvel assaut. Elsa va révéler l’amitié dans laquelle ces deux êtres se sont retrouvés englués.

Chien de la casse, le titre, est une expression venue des banlieues, elle qualifie une personne qui fait les choses pour lui, malgré ses amis. Dog et Mirales sont deux « chiens de la casse »…

Avec de très beaux monologues dans la bouche de Mirales, petit dealer de shit du coin, CHIEN DE LA CASSE analyse en profondeur ce duo en mettant le doigt sur la confrontation qui anime ce « couple ». Mirales a le rôle du père, il est cultivé, éduqué mais veut plus pour Dog. Son exigence est sans appel, il devient intransigeant, jaloux et méprisant tant avec Elsa qu’avec Dog.

Admirablement écrit, très naturel dans le jeu, avec un Raphaël Quenard (JEANNE DU BARRY, JE VERRAI TOUJOURS VOS VISAGES) au top en maître de Dog, une Galatéa Bellugi (KEEPER) charmante et parfaite en élément perturbateur et Anthony Bajon (UN AUTRE MONDE), en « chien » intelligent et soumis, CHIEN DE LA CASSE est un film fin, subtil sur des gens ordinaires, dans une région de France, loin de Paris et de son regard nombriliste.

 

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