Che: Part Two

Che: Part Two

Cette deuxième partie de la fresque de Steven Soderbergh entame son récit sur le nouveau défi que s’impose le Che en Bolivie et se ferme sur l’épisode qui a incontestablement fait de lui le martyr de la révolution au sens large du terme, sa mort. Au milieu, et après une heure de mise en place du contexte de cette nouvelle aventure, c’est la vrai guérilla qui commence et l’histoire égrène les jours de combat et d’affaiblissement du Che avec une implacable platitude et une régularité de métronome.

Comme dans l’opus précédent, Soderbergh ne joue jamais sur une esthétique qui risquerait de compromettre le réalisme du message et se laisse aller tout entier à la gloire de ce personnage hors du commun sans exacerber le côté violent et sanguinaire de sa révolution armée.

Sa mise en scène sert parfaitement un Benicio Del Toro habité par le personnage qui voit peu à peu se resserrer sur lui l’étau implacable de l’armée bolivienne aidée matériellement par les Etats-Unis. Sa déchéance physique grandira au fur et à mesure qu’il est acculé, sans soutien, dans une jungle inhospitalière tandis que ses troupes sont décimées…

Le jour 341 de cette descente aux enfers, un 9 octobre 1967, c’est en caméra subjective que le réalisateur nous fait vivre avec empathie la fin d’un homme qui aura marqué de son empreinte révolutionnaire le 20e siècle!

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