Charlie's Angels : Full Throttle
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Charlie’s Angels : Full Throttle

par Eric Van Cutsem
Publié: Dernière mise à jour le

Titre français : Charlie's Angels : Les Anges Se Déchaînent

Equipe:
Durée : 96’
Genre: Film d'action
Date de sortie: 15/07/2003

Cotation:

4 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Les Anges sont de retour. Sur une mission encore plus difficile que d'habitude... Un fichier contenant des informations sur les protections de témoins a été volé et les gens qui ont bénéficié de ce service meurent les uns après les autres. Heureusement Charlie et ses trois charmantes drôles de dames veillent...

 

Notre critique:

Pas de doute, vu le succès du premier, il aurait été plus que stupide, pour les producteurs, de changer leur fusil d’épaule… Rappelons donc le but de cet opus 2: en mettre plein les yeux et les oreilles sans laisser au spectateur le temps de réaliser qu’il était en train de regarder une série télévisée gonflée aux hormones de billets verts au scénario aussi mince que le tour de taille des trois protagonistes principales.

Avec un air encore plus BD que la première mouture, avec des utilisations d’effets rendus célèbres par MATRIX (accélérés-ralentis, bullet time, etc), le réalisateur Joseph McGinty, dit ‘McG’, qui s’était déjà penché sur le berceau du premier, nous redonne le tempo: pas de temps mort, une musique bien branchée et des déguisements (ou pas de vêtements du tout) à gogo mettant bien en valeur l’anatomie souvent irréprochable de s trois dames. La vraisemblance passe au dernier plan (que ce soit dans le sauvetage en hélico du début ou dans la scène de voiture à la fin) mais on s’en fiche, ma bonne dame, puisque l’on sait pertinemment que tout ça c’est du cinéma…

Que ce soit donc dans les dialogues (toujours à double sens avec allusion sexuelle à la clé) ou dans les différentes scénettes (allusions au loup de Tex Avery notamment), le film ne joue que sur très peu de cordes sensibles (très orientées public mâle) et ne fait pas dans la dentelle.

Côté interprétation (si l’on peut dire), hormis les caméos de Bruce Willis, John Cleese et bien d’autres, Cameron Diaz joue toujours les idiotes (pour 20 millions de dollars, qui refuserait?), Lucy Liu la sérieuse et Drew Barrymore, celle qui doute. Mais surtout, elles montrent le côté le plus sexy possible de leur jeu (?) afin de ne pas manquer d’attirer dans les filets un grand nombre de mâles en mal de plastiques agréables. Le public cible n’est pas difficile à trouver… Enfin, pour que les plus ‘âgés’ ne se sentent pas exclus, Demi Moore joue l’ange déchu, la face noire des anges, ce qui nous permet d’avoir une scène de comparaison anatomique appuyée entre elle et Cameron Diaz. Pour vous dire la vérité, elles ne font pas leurs 10 ans de différence…

Vous l’aurez compris, ne foncez tête baissée voir ce second opus si vous n’avez pas au moins un peu aimé le premier!