Cessez-le-feu

CESSEZ-LE-FEU est le premier long métrage derrière la caméra du scénariste (et acteur)  Emmanuel Courcol (TOUTES NOS ENVIES, WELCOME). Et ce premier film est un film au scénario et à la mise en scène ambitieux. Jugez plutôt: il dénonce à la fois l’horreur de la guerre (dans une scène de début assez brute) et l’horreur d’avoir survécu.

Entre culpabilité et souffrance physique, les protagonistes de CESSEZ-LE-FEU n’ont plus de vie. Soit ils errent à la recherche de quelque chose ou en fuyant le retour à la normal comme Georges et son parcours africain, soit leur vie s’est arrêtée en pleine guerre comme celle de Georges, soit encore elles ont perdu leur amour au détour d’une mine comme Hélène, la prof de langage des signes.

Emmanuel Courcol délivre un film-réflexion qui joue sur les rapports entre les êtres pour donner un sens à ses personnages perdus. Il n’y arrive pas toujours, malgré la qualité de son casting (Romain Duris et Céline Salette notamment), se perdant parfois dans la nostalgie ou dans la confrontation de ses personnages plutôt que de nous livrer un cinéma vraiment édifiant. Mais malgré quelques hésitations ça et là, CESSEZ-LE-FEU reste un film fort qui évoque avec beaucoup de sensibilité un sujet toujours très dur, l’horreur de la grande guerre des tranchées.

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