c'è ancora domani - Il reste encore demain
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C’è ancora domani

par Stéphane Praet

Titre français : Il reste encore demain

Equipe: Furio Andreotti, Giulia Calenda, Paola Cortellesi, Romana Maggiora Vergano, Valerio Mastandrea
Durée : 118’
Genre: Drame
Date de sortie: 20/03/2024

Cotation:

6 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Une chambre, un matin de 1946 dans une Italie qui sort de la guerre. Un couple s’éveille au petit matin et le premier geste d’Ivano, le mari, est de gifler son épouse Delia. Cette dernière entame les nombreux préparatifs matinaux, s’occupant à la fois du petit-déjeuner et des collations, de ses trois enfants, et de son mari autoritaire. Sans oublier de prendre soin de son beau-père, tout aussi autoritaire qui la commande depuis sa chambre. Une fois que tout son petit monde a quitté le foyer, le mari et la fille aînée au travail, les deux garçons turbulents à l’école, elle continue ses nombreuses tâches de femme au foyer ainsi que les petits travaux qu’elle exerce.

 

Notre critique:

Si les sujets traités sont graves, à savoir la condition féminine et la violence conjugale, le choix de la forme rend le récit plus léger, ce par une réalisation surprenante à plus d’un titre, mêlant des plans originaux, par exemple lorsque la caméra suit le personnage principal Delia, interprétée par Paola Cortellesi, déambulant dans les rues de Rome et des scènes parfois amusantes voire cocasses capturées par la réalisatrice, Paola Cortellesi également aux commandes du film, lorsqu’elle dépeint la vie dans la société populaire italienne.

La réalisation en noir et blanc, la reconstitution d’un quartier modeste de la Rome d’après-guerre, une intrigue qui se construit progressivement et qui tient le spectateur en haleine jusqu’au dénouement du film, tous ces ingrédients sont de mise pour assister à une belle réussite cinématographique. Une mention spéciale doit être accordée pour la bande son du film, le choix hétéroclite des chansons étayant au mieux le récit.

Les personnages typiques, mais qui ne tiennent pas de la caricature, sont interprétés par un ensemble d’actrices et d’acteurs qui complètent avec justesse le casting principal, Paola Cortellesi (Delia), Valerio Mastandrea (Ivano, son mari) et Romana Maggiora Vergano (Marcella, sa fille aînée).

Ce petit bijou des salles obscures tient toutes ses promesses et malgré le sujet difficile, la réalisatrice nous fait passer un agréable moment de cinéma, ne nous laissant aucun moment de répit tant la réalisation est fluide et originale, l’intrigue bien écrite, le casting bien choisi. Le spectateur ne sortira pas indifférent à la fin de la projection, et ce de manière positive.

Ne passez pas à côté de ce film qui mérite les nombreuses nominations et les nombreux prix reçus en Italie!

 

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