Catch Me If You Can
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Catch Me If You Can

par Eric Van Cutsem
Publié: Dernière mise à jour le

Titre français : Arrête-moi si tu peux

Equipe:
Durée : 141’
Genre: Comédie policière
Date de sortie: 11/02/2003

Cotation:

4 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Frank Abagnale vit heureux avec ses parents. Jusqu'au jour où ils se séparent de façon impromptue. A seize ans, il se retrouve alors seul face à la vie avec un seul don en poche: beaucoup d'aplomb doublé d'un don d'imitation stupéfiant. Il devient alors en quelques mois le faussaire le plus jeune et le plus riche des Etats-Unis. Mais un agent du FBI, Carl Hanratty suit dans l'ombre les traces de Frank...

 

Notre critique:

Alors que nous sommes dans une époque où le mot vrai vient valider à peu près tous les mots de notre vocabulaire (la vérité vraie, de vraies preuves, la vraie réalité et j’en passe et des meilleures), les américains qui sont les champions incontestables de l’adaptation de vraies histoires au cinéma se frottent les mains! Il faut quand même dire que dans ce domaine, ils sont les plus forts pour dénicher des histoires que seul leur continent peut générer! Celle de Frank Abagnale, le héros de CATCH ME IF YOU CAN, est de celle-là. Ce fraudeur le plus jeune du monde (à l’époque, car depuis le monde des hackers a fait baisser la moyenne!) est certainement un personnage étonnant qui ne pouvait qu’intéresser un metteur en scène comme Steven Spielberg.

Après un superbe générique d’entrée sur une musique originale de John Williams, CATCH ME IF YOU CAN commence par de multiples flash-back (bien clairement mis en évidence spécialement pour le public qui ne suivrait pas) et s’étale sur plus de deux heures d’une mise en scène solide, sans fioritures mais souvent pétillante et malicieuse, entièrement au service de l’histoire et des personnages. Clairement, après MINORITY REPORT, Steven Spielberg a décidé d’enchaîner un film plus personnel.

Et l’histoire d’Abagnale est parfaite. Ce jeune homme dont la séparation des parents a servi de déclencheur à sa vie d’escroc s’est construit un monde de rêve où tout est possible pour qui en a la volonté… C’est parce qu’il vit dans un univers parallèle, inspiré des comics et de la télé, deux piliers de la société US, qu’Abagnale va parvenir à faire tout ce qu’il veut. Frank est donc en quelque sorte la contrepartie ‘escroc’ du vieux symbole du rêve américain. Pour preuve, il sera récupéré par le système et intégré dans le FBI après avoir trompé des dizaines de personnes.

Toujours excellent interprète, Christopher Walken campe un filou attendrissant. Tom Hanks, en agent du FBI pincé et professionnel jusqu’au bout des ongles, est parfait et enchaîne de plus en plus de rôles de composition. DiCaprio, quant à lui, ne compose pas plus que d’habitude et joue sagement son rôle d’adolescent aux multiples personnalités.