Equipe: Aidan Delbis, Emma Stone, J. Carmen Galindez Barrera, Jesse Plemons, Will Tracy, Yorgos Lanthimos
Durée : 118′
Genre: Comédie satirique, Film de science-fiction
Date de sortie: 29/10/2025
Cotation:
Si vous avez manqué le début:
Des fleurs et des abeilles. Tout commence comme cela. 2 hommes viennent relever leurs ruches et ne peuvent que constater les effets du CCD, le syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles.
Notre critique:
Présenté en compétition à la Mostra 2025, BUGONIA est le nouveau film du réalisateur grec Yorgos Lanthimos qui était déjà présent en 2023 à Venise pour POOR CREATURES. Adaptation libre du film coréen SAVE THE GREEN PLANET (2003, présenté au BIFFF cette année-là), BUGONIA est sans doute un des films les plus accessibles du réalisateur.
Souvent cryptiques mais toujours intelligents, ses scénarios peuvent être plus exigeants et nécessiter une réflexion plus profonde sur leur sens. Ici, pas de doute sur le sens: Lanthimos nous fait rentrer en force dans le monde des complotistes et l’on pourrait croire qu’il va en dénoncer les travers, mais c’est sans compter les twists qui parsèment le film jusqu’au final.
C’est la 5e fois que le réalisateur retrouve Emma Stone dans un rôle central. Et elle s’en donne à coeur joie dans son personnage de femme d’affaire imbuvable, autoritaire en diable qui veut faire croire à son humanité envers ses employés. Comme dans POOR CREATURES, elle n’hésite pas à casser son image (elle se fait raser la tête en direct dans le film) pour rendre crédible son personnage et la situation dans laquelle celui-ci se trouve.
Très proche de l’original, ce remake change seulement quelques personnages et modifie légèrement le final mais respecte complètement la trame écologique du film coréen. Et il faut bien dire que le discours des deux kidnappeurs en herbe coincide parfaitement avec notre époque où les activistes multiplient les actions de sensibilisation.
Drôle et dénonciateur, BUGONIA joue un peu la carte « pulp » avec son scénario à retournements qui ne se prend pas au sérieux mais ouvre malgré tout la porte à des réflexions sur la notion de complot et d’activisme.
