Bless The Child
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Bless The Child

par Olivier Loncin
Publié: Dernière mise à jour le

Equipe: Chuck Russell, Kim Basinger
Durée : 103’
Genre: Drame
Date de sortie: 27/03/2001

Cotation:

2 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Jenny O'Connor, junkie, offre à sa soeur Maggie le bébé qu'elle vient de mettre au monde puis disparaît dans la nature.Bonne pâte et sans attache sentimentale, Maggie va s'occuper de l'enfant qui montrera rapidement un comportement proche de l'autisme.Les choses se corsent lorsque à l'approche de ses six ans, l'enfant affiche des pouvoirs paranormaux assez surprenant qui semblent attirer l'attention d'une secte sataniste déjà coupable de l'assassinat de nombreux bambins.

 

Notre critique:

Noël.

La mode au cinéma, c’est une plaie.

Tous les 2, 3 ans, Hollywood se fait une fixette sur l’un ou l’autre sujet. Il suffit qu’un studio s’y mette pour que les autres lui emboitent le pas et tentent même de sortir leur propre projet avant celui qui a lancé la course. Souvenons-nous de la galopade entre 1492 de Ridley Scott et le CHRISTOPHER COLOMBUS, THE DISCOVERY de John Glen, ou plus récemment entre DEEP IMPACT de Mimi Leder et ARMAGEDDON de Michael Bay.
Il y a aussi bien entendu le phénomène de « l’exploitation de filon » dans le cas d’un succès qui entraîne une kyrielle de copies scénaristiques plus ou moins conformes et rarement dignes d’un bien grand intérêt (ah, les films de tueurs en séries consécutifs aux recettes généreuses de THE SILENCE OF THE LAMBS; oh, ces piteux slashers qui bourgeonnent en toute saison depuis le succès de SCREAM).

Et bien paf, ici, nous avons un exemple digne de figurer dans les livres.

BLESS THE CHILD profite de l’engouement pour le surnaturel mystico-religieux (n’oublions pas que le 21ème siècle sera spirituel…) dont la ressortie de THE EXORCIST de William Friedkin est une belle manifestation. Une version, soit dit en passant, qui est bien entendu estampillée director’s cut et 20ème anniversaire de la sortie, 2 autres modes bien de notre époque.

Tout ça pour dire que BLESS THE CHILD promène ses grosses chaussures à semelles hyper compensées sur des chemins qui ressemblent plus à des autoroutes qu’à un sentier bordé de coquelicots serpentant sur les rondeurs d’une colline.
Chuck Russell (THE MASK, ERASER) fait le travail pour lequel ses producteurs le paient sans se soucier des rebondissements ineptes qui parsèment le scénario (il faut être attentif aux circonstances qui à plusieurs reprises permettent aux membres de la secte ou à sa mère d’adoption de retrouver l’enfant, c’est grandiose!).

Il est un peu malheureux de retrouver dans une telle pochade Kim Basinger qui nous avait fait espérer avec L.A. CONFIDENTIAL une jolie reprise de carrière. C’est pourtant elle dans BLESS THE CHILD qui, en dehors du choix initial d’y participer, mérite le plus d’éloges. C’est que sa quarantaine bien entamée donne à son physique ce petit supplément d’âme qui lui manquait de façon patente à l’époque où on l’imaginait surtout en pages centrales de Play-Boy.

 

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