Blair Witch 2: Book Of Shadows
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Blair Witch 2: Book Of Shadows

par Jean-Dominique Quinet
Publié: Dernière mise à jour le

Equipe :
Durée : 90‘
Genre :
Date de sortie : 07/11/2000

Cotation :

3 of 6 stars

Si vous avez manqué le début:

Alors qu'un raz de marée de fans allumés déboule dans la région où a été tourné le BLAIR WITCH PROJECT premier du nom, un doux cinglé organise une visite guidée des principaux lieux-dits environnant. Et si la sorcière existait réellement? Et si elle en avait un peu marre qu'on piétine ses plates-bandes et qu'elle se mette tout à coup à posséder les gens? Juste comme ça. Qu'on rigole un peu.

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Notre critique:

On attendait avec curiosité la suite du film mutant qui avait décroché le jackpot de la meilleure rentabilité jamais enregistrée au cinéma. Les difficultés d’élaboration de cette suite étaient en effet nombreuses: impossible de piéger deux fois le public avec un vrai-faux documentaire monté en épingle par des génies du marketing internet! Difficile également de reproduire l’extraordinaire alchimie du premier, un mélange d’improvisation et d’amateurisme qui, doublé d’une suggestivité habilement dosée, distille une frayeur sans nom.

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Bref, l’opus 2 était un sacré pari.

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Un pari finalement honorablement relevé par un réalisateur tout droit sorti du documentaire, Joe Berlinger, qui n’hésite pas à bousculer les règles du premier. Le principal tour de force est à la base du scénario: en niant ouvertement la véracité du premier film et en s’appuyant sur son caractère fictif, il entraîne peu à peu ses héros naïfs (et nous, spectateurs) dans une tourmente effrayante. Et même si ensuite le fil conducteur du récit est classique, une simple histoire d’envoûtement, le contexte lui confère un impact légèrement au-dessus de la moyenne des productions du genre.

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Le film est bien rythmé. La réalisation de Berlinger se situe à la lisière du documentaire mais ne cherche jamais à voiler l’aspect fictif des faits relatés. Certaines situations sont franchement flippantes. Les personnages balancent correctement entre la caricature, pour répondre aux besoins du récit, et le réalisme, pour nous impliquer dans l’action.

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Bien sûr, il n’y a pas de quoi crier au miracle, mais le film offre aux amateurs du genre un agréable moment de distraction.