Bend It Like Beckham

Bend It Like Beckham

En partant d’une situation de départ délirante à souhait, à la limite du surréalisme, la réalisatrice Gurinder Chadha brosse le portrait d’un conflit des sexes doublé d’un conflit de génération, le tout bien agité dans un brassage racial orient-occident. Ce bouillonnement de conflits engendre un agréable mélange de comédie et de drame très bien soutenu par une troupe d’interprètes sincères et au charme certain. Les deux actrices principales, Parminder Nagra, dont c’est le premier rôle sur grand écran, et Keira Knightley (STAR WARS: EPISODE I), en sont les parfaites illustrations.

Bien sûr, l’opposition (les oppositions devrait-on dire) reste très classique même si les détails et leur nombre changent, et même si le choc culturel orient-occident vient bouleverser les cartes. Mais finalement, les remarques savoureuses des femmes indiennes, le parallèle entre le mariage et le foot et le charme de la comédie britannique typique emportent facilement le spectateur dans un tourbillon d’émotions et de rires.

Dans l’ensemble, les conclusions et la morale du film sont bien plus profondes que le ton parfois léger de la comédie le laisserait supposer, ce qui ajoute sans conteste au plaisir de la vision…

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