Ballad of a White Cow - Le pardon
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Ballad of a White Cow

par Eric Van Cutsem

Titre français : Le pardon

Equipe: Behtash Sanaeeha, Maryam Moghadam, Mehrdad Kouroshniya
Durée : 105’
Genre: Drame
Date de sortie: 10/11/2021

Cotation:

5 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Mina se rend jusque dans une prison pour visiter son mari avant qu'il ne soit exécuté.
Un an après l'exécution, elle est retourné à sa vie quotidienne avec sa fille muette de 7 ans...

 

Notre critique:

Si il est déjà difficile de voir son mari mourir exécuter pour un crime, il est sans aucun doute encore plus difficile d’apprendre que ce dernier a été exécuté à tort et que l’on a retrouvé le vrai coupable.

Avec la réhabilitation de son mari et l’argent que le gouvernement lui donne pour l’erreur judiciaire commise, va commencer alors pour Mina une longue quête de retour vers une vie normale. Mais il semble que le destin va se mêler de tout et Mina va se retrouver au centre d’un monde se retournant contre elle.

Et lorsqu’un juge débarque chez elle en lui disant qu’il a une dette envers Babak le mari, mais en lui cachant qu’il est le juge qui a condamné son mari à mort, le récit prend, pour le spectateur, une tournure bien différente. Et BALLAD OF A WHITE COW va alors utiliser la honte de ce juge qui refuse de se dévoiler à Mina pour en faire la trame d’une sorte de suspense mélodramatique.

Car au fil du récit, le spectateur attendra le moment où la culpabilité du juge va déborder et l’obliger à se révéler. La révélation viendra d’un autre côté finalement plus naturelle et clôturera un film d’où la rédemption est absente mais où la culpabilité est centrale.

BALLAD OF A WHITE COW est aussi une plongée dans la culture et la société iraniennes, nous montrant à quel point la religon est intimement mêlée à la vide tous les jours.