Bad Boys: Ride or Die

Bad Boys: Ride or Die

Adil El Arbi et Bilall Fallah, les 2 réalisateurs belges, se sont fait connaître avec IMAGE, BLACK et GANGSTA. Leur style très dynamique, très découpé a séduit les américains au point que les studios leur ont proposé de réaliser BAD BOYS FOR LIFE, leur premier film sur le sol US.

Vu la réussite de ce coup d’essai en 2020, les deux belges reprennent leur place derrière la caméra pour cette suite, BAD BOYS: RIDE OR DIE, 4e opus de la franchise.

Bien sûr, rien ne change et on se retrouve toujours avec un scénario aussi mince qu’une feuille de papier cigarette et un humour plus ou moins potache. On aime ou on aime pas. Mais ce qui pose vraiment problème reste un découpage à outrance qui enlève une grande partie de la lisibilité des scènes d’action. Un plan dure en moyenne 10 secondes ce qui imprime un rythme effréné, sans respiration et sans possibilité de s’intéresser aux personnages. N’est pas Tony Scott qui veut;

On finit donc par être bien loin d’un film d’action filmé façon « cinéma » (loin des plans d’un FURIOSA de George Miller) d’autant que la scène finale est en plus un « shoot them up » qui ne se cache même plus pour toucher le maximum de public hors cinéma.

BAD BOYS: RIDE OR DIE n’est pas un mauvais film, mais on est plutôt loin du renouveau du précédent qui tentait de sortir de Michael Bay et plus proche d’un film qui n’a aucune originalité et qui se perd dans un maniérisme sans essence.

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