Au Revoir Là-Haut
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Au revoir là-haut

par Eric Van Cutsem
Publié: Dernière mise à jour le

Cotation :

6 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Maroc, 1920. Albert Maillard, aide comptable, est interrogé par un militaire à qui il raconte son histoire depuis le début de la guerre. Une histoire peu commune...

 

Notre critique:

Film dédié à Alain De Greef (directeur des programmes de Canal + à la grande époque) et à Marcel Gotlib (créateur de génie de petits mickeys), AU REVOIR LA-HAUT ne cache donc pas ses origines plutôt atypiques et créatives qui sont la marque de fabrique incontestable d’Albert Dupontel.

Car comme à l’habitude chez Dupontel (BERNIE, LE VILAIN ou encore 9 MOIS FERME) il ne faut pas s’attendre à une histoire comme les autres et certainement pas à un récit réaliste mais bien à une fable emplie de poésie et de miracles en pagaille venant bien sûr éclairer notre triste monde comme il se doit.

On pourrait citer les influences nombreuses de AU REVOIR LA-HAUT (en commençant par la dédicace citée plus haut) depuis Jeunet et Caro (dans sa mise en scène et en images), en passant par Tardi (pour sa détestation de la guerre) ou encore par Tati (pour son sens du mouvement) mais ce serait injuste pour Dupontel qui a décidément son univers personnel bien en main.

Au Revoir Là-Haut

Sa fable fonctionne parfaitement de bout en bout brassant des sujets qui resteront à jamais au goût du jour: l’argent, la guerre ou l’art. La richesse du sujet n’a d’égal que la richesse de la mise en scène, sans parler d’un casting qui dégage une puissance à l’écran que ce soit Nahuel Pérez Biscayart (120 BATTEMENTS PAR MINUTE), Laurent Lafitte, en militaire pervers, ou Niels Arestrup.

Des films français comme cela, on en redemande (particulièrement face au marasme actuel des productions de l’hexagone en matière de comédies) et on signe pour une dizaine pour terminer l’année en beauté. Merci Monsieur Dupontel.

 

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