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At First Sight

par Olivier Guéret
Publié: Dernière mise à jour le

Titre français : Au Premier Regard

Equipe:
Durée : 126’
Genre:
Date de sortie: 01/06/1999

Cotation:

2 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

D'un côté un bel aveugle, Virgil, masseur de profession. De l'autre Amy, une architecte hyper-stressée en manque de vacances. Il la trouve belle, elle le trouve... beau. L'inévitable arrive, il la masse.... et ils tombent amoureux. Elle va l'inciter à se faire opérer et ainsi recouvrer la vue. Le reste n'est qu'une overdose de (trop) bons sentiments qui fournira le quota de larmes nécessaires à toutes les pleureuses du dimanche en manque de "La petite maison dans la prairie" (dernière saison).

 

Notre critique:

On pouvait croire que des acteurs tels que Mira Sorvino et Val Kilmer pouvaient échapper à un des plus grands fléaux du cinéma américain : la guimauve collante et débordant d’un amour si mielleux que Winnie l’ourson lui-même en serait écoeuré. Et bien, on s’était trompé !

Après un démarrage sur les chapeaux de roue, où le réalisateur brûle quasiment les étapes (après un quart d’heure, ils s’enlacent, il lui fait découvrir la vie sous un autre… oeil) le rythme s’effondre en s’éternisant sur les hésitations du principal protagoniste à se faire opérer. Et bla, bla, bla… vous connaissez la suite. Se coltinant toutes les étapes imposées par les histoires d’amour dites difficiles, At first sight ne dépasse jamais le niveau standard (pelant) du film bluette. Côté interprétation, Val Kilmer n’arrête pas de dodeliner de la tête et d’afficher un rire niais. Mira Sorvino, quant à elle, n’en finit pas d’afficher une tête de cruche, comme frappée par le Saint-Esprit ; entre les deux, on trouve le molasson réalisateur Irvin Winkler (THE NET). Le jeu aussi animé que du flan au caramel du blondinet de TOP GUN et de la jolie Aphrodite de Woody Allen ne sauve en rien ce naufrage mélo – mielleux que même Barbara Cartland dénigrerait.