Titre français : Orphelin
Equipe: Andrea Waskovics, Bojtorján Barabas, Clara Royer, Elíz Szabó, Grégory Gadebois, László Nemes
Durée : 132′
Genre: Drame historique
Date de sortie: 03/06/2026
Cotation:
Si vous avez manqué le début:
Budapest, 4 ans après la fin de la seconde guerre mondiale. Hirch se cache dans un tronc. Il est orphelin et il a peur d’être emmené à l’orphelinat.
Notre critique:
Laszlo Nemes est-il atteint du syndrome « Orson Welles » (ou son équivalent le syndrome « CITIZEN KANE »)? Son premier film SON OF SAUL a été la claque de 2015 pour de nombreux spectateurs et de nombreux critiques! Un fond incroyable, une forme en parfaite adéquation, une interprétation parfaite, tout était réuni pour un film unique.
Puis il y a eu SUNSET, moins réussi, un peu décevant, usant des mêmes tics que le précédent. Et voici que le réalisateur hongrois propose à la 82e Mostra de Venise, en compétition, ARVA (Orphan – Orphelin), un long métrage de fiction qui suit, juste après la seconde guerre mondiale, un jeune enfant qui a perdu son père et que la mère a laissé dans un orphelinat pendant 4 ans.
Format carré (Nemes aime jouer avec ce format), une photographie incroyable, une caméra plus posée et une histoire porteuse d’originalité aurait pu faire de ce film un hit pour ce festival.
Mais voilà, malgré une très bonne interprétation, notamment du français Grégory Gadebois (doublé en hongrois pour l’occasion), ORPHAN démarre plutôt bien mais s’essouffle rapidement, a des dialogues qui ne sonnent pas toujours justes et traîne avant de terminer en force à une demi-heure de son final.
On en sort déçu en se demandant si les 2 futurs projets (OUTER DARK, MOULIN) de Laszlo Nemes , réalisateur doué si il en est, lui permettront de le guérir de ce fameux syndrome du « trop bon » premier film!
