Abus de faiblesse

Abus de faiblesse

Auteur parisienne par excellence, la réalisatrice/romancière Catherine Breillat a depuis longtemps fait le ‘buzz’ grâce à ses productions qui tournent principalement autour de la sexualité (ROMANCE, SEX IS COMEDY, ANATOMIE DE L’ENFER).
Loin d’avoir fait l’unanimité sur ce genre de films tant chez la critique que chez le public, elle tente après l’adaptation du conte BARBE BLEUE, de plus s’attacher aux rapports de pouvoir entre les êtres avec cet ABUS DE FAIBLESSE, histoire autobiographique.
Le film se penche donc sur une femme réalisatrice autoritaire qui, suite à un AVC, se trouve en état de faiblesse et devient la cible d’un escroc patenté et reconnu. Si le côté anxiogène du début du film est très réussi, on assiste ensuite peu à peu à une simple lutte amoureuse et financière entre deux êtres qui n’ont rien en commun.
Malheureusement, les fils conducteurs de l’histoire se perdent au milieu d’incohérences (comment une cinéaste de renom peut se faire piéger comme ça?) et d’invraisemblances (Maud semble riche à millions) et finissent dans un démontage raté d’une escroquerie. Et tout cela malgré une Isabelle Huppert qui tente péniblement de servir le récit et son personnage. A l’impossible nul n’est tenu…

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