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A Smile Like Yours

par Olivier Loncin
Publié: Dernière mise à jour le

Equipe:
Genre:
Date de sortie: 16/12/1997

Cotation:

1/ 6

Si vous avez manqué le début:

Danny et Jennifer forment le couple idéal. Pour Danny, il ne manque plus qu'un enfant et tout serait parfait. Mais Jennifer ne parvient pas à tomber enceinte...

 

Notre critique:

Depuis SLEEPLESS IN SEATTLE avec la mimi mais crispante Meg Ryan, je m’étais juré de ne plus tremper un oeil dans ce type de comédie romantique. Hélas, une déprogrammation au Diamond Film Experience (pénible festival d’avant-premières organisé par le KINEPOLIS) m’a jeté sous la rétine ce A SMILE LIKE YOURS en lieu et place du SHE’S SO LOVELY de Nick Cassavetes. Mille bombes!

A SMILE LIKE YOURS aborde le problème d’un couple qui essaie d’avoir un gosse et qui n’y parvient pas et puis qui y parvient.

Le principe de la comédie romantique (toc) c’est qu’un événement x, y ou z, en général relativement hors normes (rencontre avec une prostituée, tomber amoureux d’une voix entendue à la radio, une fertilisation difficile), permet aux personnages de se rendre compte qu’il n’y a pas d’autre chemin que celui de l’Amour, même s’il est parsemé d’embûches, qui mène au bonheur et à l’accomplissement de soi. Malheureusement, les situations sont en général tellement artificielles qu’il est difficile de s’y sentir impliqué, à moins d’être un fervent adepte de la collection Harlequin et de Barbara Cartland.

Le but de ces films est de susciter des rires qui se transformeront en sanglots au moment où tout semble fichu, sanglots qui eux-mêmes finiront en larmes de bonheur lorsque le happy-end fera dégouliner son écoeurant caramel sur l’écran.

Pour arriver à ce résultat, tous les moyens sont bons. Que les péripéties soient improbables et que les personnages soient aussi développés que le cerveau d’un brontosaure trisomique n’a jamais semblé effaroucher les scénaristes.

Dans le genre, A SMILE LIKE YOURS bat des records de crétinisme notamment par l’adjonction de deux intrigues annexes parfaitement superflues (L’une impliquant une jolie architecte qui s’échine à séduire le mari, l’autre tournant autour d’un parfum créé par l’épouse et auquel s’intéresse une multinationale). Elles ne font que mettre en avant la pauvreté de l’idée initiale et placent définitivement ce téléfilm de bas étage dans le tiroir du dessous. Celui dans lequel on range les torchons.