A Perfect Day

A PERFECT DAY suit les (més)aventures d’une ONG, Aid Across Borders, alors que la guerre serbo-croate touche à sa fin et que la région souffre de la haine et de l’animosité des gens entre eux, le toit chapeauté par les Nations Unies qui gère tout à leur façon.

Pour renforcer l’histoire, le réalisateur/scénariste espagnol Fernando León de Aranoa choisit d’articuler son récit autour d’une quête, celle de la corde qui permettra de remplacer celle qui a cassé afin de remonter le cadavre du fond du puits. Sur cette quête qui peut paraitre ridicule, A PERFECT DAY retrace toutes les difficultés rencontrés par ces ONG.

Mais au lieu de tomber dans un sérieux grave, Fernando León de Aranoa réussit à rendre magnifiquement l’humour du désespoir de cette histoire totalement ubuesque. Et il parvient à faire rentrer une réalité difficile à accepter entre horreur et vie quotidienne dans un récit qui nous interpelle.

Entre un Benicio Del Toro (SICARIO, PARADISE LOST) convaincu du rôle de l’ONG et de la valeur de ses actes et un Tim Robbins (CITY OF EMBER), baroudeur fêlé mais fidèle à sa cause, les protagonistes se débattent entre leurs problèmes et ceux des autres en passant par le désespoir et l’espérance mais en ne renonçant jamais.

Finalement, la boucle sera bouclée avec talent par de Aranoa qui relancera avec le même humour du désespoir un nouveau ‘jour parfait’ qui emmènera l’ONG déboucher les latrines d’un camp de réfugiés… Un éternel recommencement en quelque sorte.

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