A peine j'ouvre les yeux
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A peine j’ouvre les yeux

par Eric Van Cutsem
Publié: Dernière mise à jour le

Titre français : A peine j'ouvre les yeux

Equipe: Baya Medhaffer, Ghalia Benali, Leyla Bouzid, Marie-Sophie Chambon, Montassar Ayari
Durée : 102’
Genre: Drame
Date de sortie: 27/04/2016

Cotation:

5 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Tunis, été 2010. Farah rentre tard. Sa mère l’attend, angoissée, et lui fait une scène à peine arrivée. Le lendemain, les résultats du Bac sont connus et Farah a une mention très bien. Elle peut donc commencer de belles études, mais elle, ne rêve que d’être chanteuse.

 

Notre critique:

Prix du public à la Mostra de Venise, Bayard d’or du meilleur premier film au Festival du Film Francophone de Namur, prix du public au Festival Méditerranéen, A PEINE J’OUVRE LES YEUX est un vrai film militant qui met en scène les aspirations des jeunes tunisiens dans les années 2010 face à leurs aînés.

Filmé très naturellement par Leyla Bouzid, A PEINE J’OUVRE LES YEUX bénéficie, pour un premier film, d’un scénario complexe qui jongle avec les caractères de ses différents personnages: la mère autrefois rebelle, la fille chanteuse engagée, le père traditionaliste et ses problèmes de boulot, le groupe d’étudiants militants. Tout cela se déroule en plus sur fond politique soutenu à ce moment-là puisque l’on est au début de la “révolution de Jasmin” qui conduira au départ du président de la république Ben Ali.

Cette révolution non-violente traduite ici notamment par les chants pamphlétaires (dont A peine j’ouvre les yeux est un des titres très critique envers la Tunisie) que chantent Farah est donc la toile de fond de A PEINE J’OUVRE LES YEUX tandis que les personnages sont les acteurs inconscients d’une révolte en marche.

Riche sujet donc et riches personnages pour au final donner un film aux nombreuses ramifications tant sociales que politiques!

 

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