A HOUSE OF DYNAMITE
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A House of Dynamite

par Eric Van Cutsem
Publié: Dernière mise à jour le

Equipe: Gabriel Basso, Idris Elba, Jared Harris, Kathryn Bigelow, Noah Oppenheim, Rebecca Ferguson
Durée : 112′
Genre: Drame
Date de sortie: 24/10/2025

Cotation:

5 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

A la fin de la guerre froide, il était de bon ton de diminuer les armements nucléaires. Cette ère est désormais révolue…

 

Notre critique:

Kathryn Bigelow est une réalisatrice qui n’a jamais eu peur de faire des films que l’on dit souvent (à tort) « réservés aux hommes ». Comme elle le dit elle-même, elle ne s’est jamais posé la question en ce termes. Cela nous a valu le plaisir de voir des films comme NEAR DARK, ZERO DARK THIRTY, THE HURT LOCKER ou encore POINT BREAK.

C’est une réalisatrice efficace qui sait tenir la tension tout au long d’un film, diriger les interprètes comme il faut, tourner des scènes d’action et donner plus de poids aux personnages féminins quand il le faut.

Avec ce nouveau film A HOUSE OF DYNAMITE qui sort sur Netflix, elle a presque dynamité la compétition de la 82e Mostra de Venise apportant un souffle fort dans une seconde semaine qui ronronnait doucement. Le pitch est on ne peut plus simple: dans un centre d’urgence de l’armée américaine, un missile nucléaire apparaît soudain sur les écrans; d’où vient-il ou va-t-il ? C’est à cela que le film va tenter de répondre.

Intelligemment divisé en 3 parties correspondant à 3 points de vue un peu différents, le film est un thriller particulièrement réussi tant sur le plan de la mise en scène et du scénario que sur le plan de l’interprétation sans faute d’acteurs confirmés, avec Rebecca Fergusson et Idris Elba en tête d’affiche.

Son réalisme dû à la mise en scène, presque en temps réel, et au jeu des actrices et acteurs, mais aussi à une documentation sur ces lieux où se joue l’avenir du monde, fait bien sûr froid dans le dos surtout dans le monde chaotique dans lequel nous vivons maintenant!

On notera en passant le choix de Kathryn Bigelow et de son scénariste, Noah Oppenheim, de dévoiler dans un premier temps le personnage du président des USA seulement au travers de sa voix, qui ressemble très bizarrement -en V.O.- à celle de Trump, avant de nous montrer beaucoup plus tard son visage, celui d’Idris Elba (plus Obama dans ce cas). Ne serait-ce pas plutôt un non choix pour ne pas désigner le coupable d’une éventuelle catastrophe?

 

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