15 Août

Sur un scénario de son épouse Liza, Patrick Alessandrin (AINSI SOIENT-ELLES) réalise un film sur un sujet très actuel: les difficultés des couples modernes, partagés entre leur réussite sociale et la réussite familiale. Vaste sujet à traiter de préférence sur le ton de la comédie pour ne pas (trop) froisser les spectateurs potentiels.

A l’instar de OUI MAIS, 15 AOUT flirte beaucoup avec une certaine tendance au sujet tournant autour de la psychologie. Mais comme dans le film d’Yves Lavandier, des explications parfois simplistes et même caricaturales font tomber l’analyse dans la psychanalyse de comptoir malgré un sens de la comédie et un point de départ du récit (les femmes plantent là les hommes avec enfants et bagages) plutôt sympathiques. Cette simplification conduit le film à un déséquilibre qu’il ne rattrape vraiment jamais en faisant une comédie sympathique mais sans plus.

Les trois maris, Berry le macho, Berling l’homme-enfant et Darroussin le jaloux fonctionnent bien séparément mais ont du mal à se rejoindre réellement aux bons moments. L’excellence de ces grands acteurs, l’équilibre du temps alloué à chacun de leur rôle jouent peut-être en la défaveur d’une réelle complicité de personnages. Et chaque numéro aussi bon soit-il ne parvient pas à cimenter l’ensemble.

Bien sûr tout cela ne nuit pas au film au point d’en faire une comédie ratée, loin de là, mais au lieu d’en sortir pleinement satisfait le spectateur risque d’avoir un goût de trop peu derrière les pupilles.

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