12 Strong

Bon d’accord, le pitch sent déjà le patriotisme à mille lieues à la ronde. Pire, le premier quart d’heure du film transpire l’ode à la vengeance et la testostérone. Cependant, il faut reconnaître à 12 STRONG une façon non conventionnelle d’aborder le film de guerre en mettant d’emblée les soldats américains sur-entraînés face à des situations qu’ils ne maitrisent pas (les chevaux des rebelles afghans en sont un bon exemple).

Malheureusement, le reste de 12 STRONG reste très conventionnel et classique avec un récit égrenant les jours sur le terrain et un discours d’un patriotisme triomphant tout à fait confondant de nos jours. On ne s’ennuie pas mais à part le fait que l’on se croit entre un western et un film de super-héros (Chris -Thor- Hemsworth oblige), ce nouvel appel à la vengeance contre le terrorisme ne révolutionnera pas le film de guerre et reste très dispensable.

Deuxième film de Nicolai Fuglsig, 12 STRONG est une production Jerry Bruckheimer, ceci expliquant peut-être cet élan nationaliste largement présent dans les productions de Jerry (ARMAGEDDON, PEARL HARBOR, etc). Dommage car ce film était inspiré d’une histoire vraie qui, pour une fois, aurait pu conduire à une analyse intéressante de la présence américaine en Afghanistan.

Articles associés

Chlopi

Le bleu du caftan

The Eternal Daughter