Titre français: Infernal Affairs

Equipe:
Durée: 97‘
Genre:
Date de sortie: 07/12/2004
Cotation: *** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Ming est une 'taupe' aux ordres d'une Triade. Entré dans la police à dix huit ans, il est sur le point de passer inspecteur au C.I.B. - la 'Police des Polices' locale... Yan a suivi l'itinéraire inverse. Inflitré au sein des Triades durant ses études à l'Académie de Police, sa mission d'agent secret lui a valu deux séjours en prison avec obligation de suivre un traitement psychiatrique de longue durée. Condamnés l'un et l'autre à mener une double vie, Ming et Yan voudraient échapper à leur passé. Un soir, leurs chemins se croisent...

Notre critique:

On l’attendait depuis quelque temps ce INFERNAL AFFAIR. A force de rumeurs, de ‘on-dit’, nous avions un peu perdu patience. Dès lors nous nous sommes jetés sur le dvd asiatique qui nous offrait pour quelques poignées de yen ou de dollars HK, l’œuvre tant attendue. Et nous ne sommes pas déçus, loin de là… Aujourd’hui, nous avons la chance de le redécouvrir sur grand écran. Que du bonheur !

INFERNAL AFFAIR est un polar madeleine de Proust. Il fait partie de ces films qui nous replongent quinze ans en arrière, à l’époque flamboyante des grands John Woo, Tsui Hark et autres Ringo Lam

INFERNAL AFFAIR ressasse le thème des frères ennemis, de deux figures – le bon et le méchant – emblématiques qui se retrouvent face à face. Sauf qu’ici les personnages ne sont pas aussi bien définis, quelques zones d’ombre viennent donner du relief à nos deux taupes. Ainsi, les réalisateurs Andrew Lau et Alan Mak ont concocté un pur moment de suspense ponctué de très belles scènes d’action. Et comme à l’accoutumée dans le cinéma asiatique, les scénaristes n’épargnent pas leur protagonistes… jouant d’autant plus avec les nerfs des spectateurs.

Plaisirs de spectateurs, jubilations des neurones, INFERNAL AFFAIR prend aux tripes non pas par le biais de l’action, mais bien par celui de ses acteurs. Tony Leung et Andy Lau totalement habités, nous font vibrer aux rythmes de leurs péripéties. Infernal jeu de piste entre un chat et une souris, un pur bonheur de cinéphile doublé d’un excellent film de genre qui redonne toutes ses lettres de noblesse à un genre un peu tombé en désuétude faute de production adéquate depuis la rétrocession de Hong-Kong. A ne pas rater !

A propos de l'auteur

Journaliste