Réalisation: Patty Jenkins
Interprètes: Gal Gadot, Chris Pine, Robin Wright, Lucy Davis
Scénario: Allan Heinberg, Zack Snyder

Durée: 141‘
Genre: Film d'action fantastique
Date de sortie: 21/06/2017
Cotation: ** (de ooo -restez chez vous- à **** -rdv de toute urgence au cinéma)

De nos jours, Paris, Le Louvre. Diana Prince reçoit une étrange mallette en provenance direct de Wayne Enterprises. Celle-ci contient une photo en noir et blanc sur laquelle figure Diana au milieu de combattants de la première guerre mondiale...

Tous les plus de 40 ans se rappellent de la pulpeuse Lynda Carter de la série télé de la fin des années 70, femme forte et implacable, mais très féminine, qui pourchassait les méchants dans un costume improbable entre une cheerleader et une miss America. En 40 ans les moeurs ont évolué (heureusement) et l’héroïne de DC Comics, Wonder Woman, a largement eu le temps de changer (de costume), de tomber amoureuse de Superman, de faire partie de la Justice League et d’être le personnage central de nombreux dessins animés sur le petit écran.

Avec son apparition dans BATMAN VS SUPERMAN: DAWN OF JUSTICE et puis bientôt dans JUSTICE LEAGUE 1 et 2, la princesse des Amazones revendique fièrement sa féminité au travers de son interprète, l’israélienne Gal Gadot, spécialiste des rôles musclés (FAST & FURIOUS, FAST FIVE ou encore FURIOUS 6) et méritait donc bien ses propres films en tant que personnage central d’une future franchise DC.

Super-héroïne -c’est suffisamment rare pour être souligné-, film mis en scène par une femme, Patty Jenkins (MONSTER avec Charlize Theron), voilà au moins deux points qui font de ce WONDER WOMAN, un film différent des autres franchises super-héroïques.

D’où probablement l’emballement médiatique outre-atlantique et les dithyrambes innombrables qui suivent le film depuis sa sortie. Dithyrambes à nuancer toutefois. Car si WONDER WOMAN se laisse regarder avec plaisir et fonctionne plutôt bien, il s’agit là de pas grand-chose de plus qu’un film retraçant les origines du personnage, et comme tel, qui est balisé de bout en bout avec le minimum de surprises à la clé (il ne faut pas décevoir les fans), et qui propose donc plus de 45 minutes d’introduction avant que la princesse Diana ne s’élance à la conquête d’un monde qu’elle ne connaît pas et dont elle a été préservée.

Les retournements et les surprises sont donc hautement prévisibles, à la hauteur de l’humour plutôt simpliste qui consiste à jouer avec l’émerveillement enfantin de Diana face à nos coutumes barbares et (souvent) machistes du monde de la première guerre mondiale. Mais le divertissement fonctionne et l’on passe plus de deux heures plutôt distrayantes.

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A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou … extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains…