Equipe: Bill Camp, Carey Mulligan, Ed Oxenbould, Jake Gyllenhaal, Paul Dano, Zoe Kazan
Durée: 104‘
Genre: Drame
Date de sortie: 24/10/2018
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

1960. Jerry et Jeanette Brinson ont un enfant, un ado nommé Joe. Ils vivent dans le Montana et semblent plutôt heureux même si ils ont quelques difficultés à nouer les deux bouts en fin de mois. Tout va bien donc jusqu’au jour où Jerry est mis à la porte de son boulot...

Notre critique:

Projeté en ouverture de la Semaine de la Critique au Festival de Cannes 2018, WILDLIFE est donc le premier film derrière la caméra de Paul Dano. A 34 ans, Dano rejoint donc les jeunes acteurs qui se lancent dans la réalisation après une carrière bien remplie (plus d’une trentaine de films) et dont il peut être fière: LITTLE MISS SUNSHINE, THERE WILL BE BLOOD, LOOPER, 12 YEARS A SLAVE ou encore YOUTH.

Adapté d’un roman de Richard Ford, WILDLIFE fait pénétrer le spectateur dans la vie d’une famille de trois personnes par le regard du fils unique, Joe, un garçon plutôt brillant mais issu d’un milieu social assez pauvre. Et lorsque le père perd son boulot et qu’il part en se portant volontaire pour aider à éteindre les immenses feux de forêt du Montana, Joe va assister à la transformation de sa mère qui va vendre ses charmes à un vieux riche vendeurs de voitures de la ville.

A nouveau ce n’est pas le sujet qui est terriblement original, mais bien la façon dont est abordé l’histoire: la déliquescence d’une famille au travers des yeux d’un adolescent qui va tenter de recoller les morceaux d’un couple en pleine rupture.

Et Paul Dano, même si il est parfois un peu trop dans une mise en scène “scolaire” (ce qu’on pardonnera aisément pour un premier film), se sert assez bien de sa caméra et de son découpage pour nous proposer cette vision de l’intérieur. Jouant sur des faces caméra assez saisissants (qui montrent d’ailleurs le talent des interprètes), sur du hors-champ souvent malin (la scène du feu de forêt vu par Joe est un excellent exemple) et sur la mise en place d’un système autour du feu tout au long du récit, il parvient à insuffler un petit quelque chose supplémentaire à cette histoire simple.

Le trio Jake Gyllenhaal (NOCTURNAL ANIMALS), Carey Mulligan (SHAME, THE GREAT GASBY), Ed Oxenbould (WATCH OUT) est grandiose, ce qui permet à ce premier film de s’élever au-dessus de la mêler en proposant un vrai point de vue sur une famille modèle des années 60.

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A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...