Titre français: Wasabi La Petite Moutarde Qui Monte Au Nez

Equipe:
Durée: 95‘
Genre:
Date de sortie: 30/10/2001
Cotation: o (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Ancien des Renseignements Généraux, Hubert est maintenant un inspecteur de police aux méthodes trop musclées.
Mis en vacances forcées, il se retrouve face à lui-même ne sachant par quel bout prendre son existence jusqu'au moment où il reçoit un coup de fil d'un notaire au Japon. Ce dernier lui annonce que la femme de sa vie, qui avait disparu depuis 20 ans, vient de mourir et l'a couché sur son testament. Il se rend alors au Japon pour y découvrir la nature plutôt surprenante du leg...

Notre critique:

Si avec sa maison de production Europa Luc Besson n’en finit pas de donner leur chance aux autres réalisateurs (ce qui est une bonne chose), il devrait cependant s’abstenir de continuer à scénariser les films lui-même. Car si son talent derrière la caméra est incontestable -ainsi d’ailleurs que celui d’homme de marketing-, celui de scénariste n’a jamais frappé l’imaginaire des spectateurs… si ce n’est peut-être par l’immense naïveté et la grande simplicité qui se dégage des scénarios signés Besson.

WASABI (nom d’une moutarde japonaise verte très piquante) ne déroge pas à la règle: pur buddy-movie (film de copains) dans la plus pure tradition, avec un assaisonnement côté choc culturel entre Japon et Occident, le film ne brille pas par une originalité débordante, frise en permanence le cliché et le déjà-vu et respire l’argument fallacieux: ‘Et si on faisait un film au Japon?’ . Pas de quoi donc en faire un plat (de nouilles) même si le trio Muller (Fallait pas l’inviter, celui-là…) – Reno – Hirosue est parfaitement sympathique et tout à fait amusant. Casting bien ciblé donc pour un film qui ne devrait pas rater la sienne de cible: les moins de 15 ans…

Le film sent le fast-food et finalement c’est normal puisque, pour Luc Besson, Europa doit être en mesure de faire des films à une cadence accélérée. Faire vite et bien est une gageure jusqu’ici rarement atteinte et certainement pas par Gérard Krawczyk, sorte de réalisateur en phase et par procuration pour mister Besson.

Dommage, dommage, que l’ami Luc se croit obligé de faire ce que les américains font de moins bon pour conquérir un public déjà acquis au cinéma US. S’il pouvait utiliser ses talents multiples à orienter un jeune public vers un cinéma plus qualitatif, on ne lui en voudrait pas autant!

P.S.: Le site officiel de WASABI est bien plus à visiter que le film n’est à voir. Une réussite dans son genre…

A propos de l'auteur

Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...