Equipe:
Durée: 97‘
Genre: Film d’'horreur
Date de sortie: 26/03/2013
Cotation: *** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Alors qu'il marche, un jeune homme se demande pourquoi il se tient si mal, pourquoi il est si pale et surtout pourquoi il a tant de mal à communiquer avec les autres... Ah, oui, c'est sans doute parce qu'il est mort... comme le reste du monde d'ailleurs.

Notre critique:

A l’heure où les zombies ont à nouveau la côte (le succès de la série WALKING DEAD en est une belle illustration), on peut dire que ce WARM BODIES, inspiré d’un roman de Isaac Marion, vient à point nommé d’autant que l’originalité du sujet est plutôt au rendez-vous.
En effet, ce zombie qui pense est dans la droite lignée de ceux de LAND OF THE DEAD de Romero comme si ces derniers avaient encore évolué pour atteindre un nouveau niveau de conscience. Il faut dire qu’en plus de penser, chaque fois qu’ils mangent le cerveau d’un être vivant, ils récupèrent ses souvenirs, ce qui, avouons-le à de quoi chambouler nos morts-vivants favoris.
Mais l’originalité ne s’arrête pas là, et c’est clairement l’histoire d’amour par delà de la mort à la manière de Roméo et Juliette (parfaitement assumé d’ailleurs puisque le héros s’appelle R et l’héroïne Julie) qui fait toute la différence de WARM BODIES face à d’autres films de zombies. Evidemment ce point de vue rend parfois le film un peu moins dynamique que ses grands frères purement horrifiques que viennent compenser largement un humour tendre et une illustration sensible du droit à la différence.
Teresa Palmer (I AM NUMBER FOUR) et Nicholas Hoult (JACK THE GIANT SLAYER) sont parfaits dans cette romance contre nature tandis que John Malkovich assure en père bas de plafond mais pas si mauvais que ça.
En définitive, il faut voir dans WARM BODIES, moins une parodie, qu’un formidable message d’espoir pour tous les zombies de notre planète…

A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...