Equipe:
Durée: 118‘
Genre:
Date de sortie: 26/02/2002
Cotation: o (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

La Villa des Roses, pension de famille délabrée aux pensionnaires pour le moins atypiques, accueille Louise, la nouvelle femme de chambre. Tous les mâles de la maison tentent de la charmer mais seul Richard, artiste en mal de succès, y parvient. Une histoire d'amour naît mais la cuisinière met Louise en garde à l'égard de l'inconstance de l'artiste. N'en ayant cure, Louise se retrouve enceinte...

Notre critique:

VILLA DES ROSES de Frank Van Passel est la troisième adaptation du roman éponyme de l’écrivain d’origine anversoise Willem Elschott.
Les deux premières (une mini série en 1968 et un téléfilm en 1989) furent directement destinées au petit écran et l’on se demande bien en voyant le travail de Van Passel ce qui a justifié une sortie cinéma tant le résultat accumule les caractéristiques d’un produit télévisuel.Budget étriqué, casting incohérent (coporoduction belgo-luxo-anglo-néerlandaise oblige), mise en scène timide sont les handicaps de cette production qui démarre pourtant sous les meilleurs auspices. Le cadre de la Villa des Roses, pension de famille déglinguée, truffée de tuyaux et de systèmes de miroirs permettant d’être aux petits oignons des hôtes (et également de les surveiller à leur insu) et la population qui la hantent donnent au récit une touche fantastique du meilleur aloi. Hélas, cet aspect des choses n’est absolument pas exploité et l’on est contraint d’assister à une histoire d’amour sans grand relief. Le côté fin de règne de l’histoire (qui se déroule à la veille du premier conflit mondial) mis en évidence par l’avancement du délabrement de la villa et hémorragie de ses pensionnaires n’est en rien relayé par les autres éléments du scénario. Et malgré les bonnes intentions, on s’englue dans un ennui que rien ne viendra tempérer excepté le rallumage des lumières à la fin de la projection.

Anecdote: Dans la version de 1989, c’est déjà Dora van der Groen qui tenait le rôle de la plus toute juste madame Gendron. Un type de rôle que manifestement elle apprécie si l’on se souvient de son épatante prestation dans PAULINE ET PAULETTE.

A propos de l'auteur

Journaliste