Equipe: Jeff Pinkner, Kelly Marcel, Michelle Williams, Riz Ahmed, Ruben Fleischer, Scott Rosenberg, Tom Hardy
Durée: 112‘
Genre: Film fantastique
Date de sortie: 10/10/2018
Cotation: oo (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Le vaisseau spatial LF1 rentre dans l'atmosphère terrestre lorsqu'il subit soudain une avarie et va s'écraser dans l'est de la Malaisie avec des spécimens extra-terrestres à son bord...

Notre critique:

Après être apparu dans SPIDER-MAN 3 de Sam Raimi, voici que Venom fait son retour sur grand écran. Suite à l’échec du reboot de la saga SPIDER-MAN (THE AMAZING SPIDER-MAN) avec Andrew Garfield dans le rôle principal, Sony a conclu un accord avec Marvel afin de pouvoir inclure le héros dans le Marvel Cinematic Universe. Sony en garde toujours les droits, ainsi que ceux des personnages gravitant autour. Le projet de film concernant les Sinister Six est tombé à l’eau mais pas celui concernant Venom. Qu’espère faire Sony avec la franchise SPIDER-MAN, seul l’avenir nous le dira mais il est évident que cela ressemble à un flou total. La qualité de Venom ne devrait pas aider à y voir plus clair, à moins que le public ne soit au rendez-vous.

L’histoire raconte comment les symbiotes ont été ramenés sur Terre et se sont propagés. On découvre comment Eddie Brock a rencontré Venom, et comment ils ont dû cohabiter, apprendre à vivre ensemble. Cette dualité est d’ailleurs l’un des points les plus réussis du film. Les réussites s’arrêtent à peu près là. Le scénario n’a vraiment pas grand chose d’intéressant à raconter. C’est une origin story classique qui, passé ses premières vingt minutes somme toutes correctes, vire au grand n’importe quoi. Elle a le malheur d’avoir un méchant parfaitement inutile et non crédible. Ce n’est pas la faute du pauvre Riz Ahmed (THE SISTERS BROTHERS) qui fait ce qu’il peut, et est d’ailleurs plutôt correct, mais bien celle des scénaristes qui n’ont tout simplement pas su lui donner des caractéristiques et motivations dignes de ce nom. On tombe directement dans la surenchère.

Les scènes d’action sont d’un niveau un poil plus élevé mais ce n’est guère plus réjouissant. La première grosse scène, celle d’une poursuite à moto est même franchement réussie, mais ça s’arrête là. Le reste n’est qu’un ramassis qui n’a pas vraiment de sens et défie toutes les lois de la logique, même celle du film. Dans ces conditions, difficile de croire à quoi que ce soit, d’avoir de l’empathie pour les personnages. Il faut dire que parfois, les comédiens ont du mal à y mettre du leur, comme s’ils ne croyaient pas eux-mêmes à ce projet casse-gueule.

Le résultat final n’est donc pas surprenant. Dès le départ cela semblait mal parti, la catastrophe ne pouvait être évitée. Rien ne va, que ce soit l’histoire, les acteurs la plupart du temps ou même les effets spéciaux, indignes d’un blockbuster de cette importance et de ce type de budget. C’est limite carrément honteux de proposer des films de si piètre qualité de la part d’une major alors que les moyens actuels permettent de faire des merveilles.

Bref, comme attendu, VENOM se plante complètement! A éviter autant que possible…

Vous aimerez peut-être:

A propos de l'auteur

Thibault van de Werve

Ce jeune passionné de cinéma, formé entre autres au Festival du Film Fantastique de Bruxelles, affectionne en particulier Steven Spielberg, Terrence Malick et Alejandro Gonzalez Iñárritu. Il écume avec passion les visions de presse et les nombreux festivals belges, où il s'est déjà retrouvé juré (Brussels Film Festival, Festival du Film d'Amour de Mons, Festival du Film Policier de Liège...), tout en officiant par ailleurs pour les pages culturelles de La Libre Belgique.