Titre français: American Boys

Equipe:
Durée: 105‘
Genre:
Date de sortie: 30/12/2000
Cotation: * (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

La ville de West Canaan vit au rythme de son football, tout le monde ou presque suit avec passion les exploits de la jeune et brillante équipe des Coyotes entraînés par la légende vivante Bud Kilmer. Les lycéens sont les porteurs d'espoir de cette bourgade texane qui exige d'eux le maximum. C'est dans cette mêlée que va être catapulté Jonathan Moxon, un joueur inférieur, un intellectuel indiscipliné...

Notre critique:

On pourrait trop vite ranger Varsity Blues dans les films estudiantins crétins avec les toiles de fonds habituelles que sont le collège, le football américain, les filles, les mecs à belle gueule… Pourtant même si le film flirte constamment avec ces lieux communs, cette production MTV a de quoi sauver les meubles, principalement grâce à une approche plus profonde que la moyenne.

Autour du terrain de jeu, on retrouve les habitants d’une ville fascinée par ce sport, engluant toute sa population dans une fierté paysanne : celle de revoir le titre de champion s’afficher sur tous les murs de leur cité, peu importe comment. De là se dégage un face à face parent-enfant et adolescent-entraîneur loquace sur les sphères sociales qui englobent toute la structure urbaine et détruit par la même occasion cette doctrine de pacotille qu’est : La fin justifie les moyens.

La crapule de service n’est autre que l’excellent Jon Voight et nous donne à nouveau une leçon de comédie. Le jeune James Van DerBeek lui tient tête avec assurance et dignité. Varsity Blues est une distraction simple, par moment futile, mais qui a le mérite de partiellement se (et nous) mettre les yeux en face des trous…

A propos de l'auteur

Journaliste