Equipe:
Durée: 117‘
Genre:
Date de sortie: 18/11/1997
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Un beau jour, Takuro a trouvé dans son lit sa femme avec un autre homme... La passion l'a emporté et il a tué sa femme et l'amant. Après 8 années exemplaires en prison où sa seule amie était une anguille, Takuro sort et tente de se réinsérer comme coiffeur dans la banlieue de Tokyo. Un jour, il sauve Keiko, une jeune femme qui a fait une tentative de suicide, et sa vie recommence alors...

Notre critique:

En 1983 à Cannes, Shohei Imamura remportait la Palme d’Or pour LA BALLADE DE NARAYAMA. 14 ans après, il remporte à nouveau cette récompense conjointement à Abbas Kiarostami (pour LE GOUT DE LA CERISE). Cette fois, cependant, on ne retrouve plus ni la profondeur, ni la formidable puissance qui se dégageaient du sujet et de la mise en scène de LA BALLADE… Non pas que UNAGI soit un film ennuyeux ou peu réfléchi mais on sent chez Imamura un besoin de se libérer des sujets dramatiques et de se tourner résolument vers un plus grand positivisme. C’est ainsi que malgré un démarrage plutôt dramatique, le film évolue lentement mais sûrement vers un optimisme et une réelle sortie du tunnel pour le héros. Imamura nous montre qu’il sait aussi jongler avec une ‘certaine’ légereté…

Avec une mise en images très traditionnelle et une interprétation irréprochable, UNAGI est un film sans surprises qui mérite d’être vu mais qui ne méritait certainement pas la Palme d’Or 1997!

A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...