Equipe: Daniel Prevost, Josiane Balasko, Richard Berry
Durée: 90‘
Genre:
Date de sortie: 06/01/1998
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Pour réduire les coûts de leur dernière production théâtrale, deux compères arnaqueurs engagent un ex-couple de comédiens à l'insu l'un de l'autre. Le hic, c'est que ces deux artistes sur le retour ne se sont plus parlés depuis dix ans. Et pour cause, ils ne peuvent plus se piffer. Les coucheries, les tromperies et les disputes violentes à la mords-moi-le-nez ont eu raison du grand amour qui les unissaient. Les répétitions sont un enfer et on court vers la catastrophe. A moins que...

Notre critique:

On attendait avec impatience le retour de Josiane Balasko derrière la caméra. Son GAZON MAUDIT nous avait séduit par son ton acerbe et drôle. Sur un sujet provocateur, l’homosexualité féminine, elle avait su monter une comédie pleine de tendresse et d’instants-vérité. Malheureusement, le GRAND CRI D’AMOUR qu’elle pousse aujourd’hui sonne un peu creux à nos oreilles. Bien qu’il s’inscrive dans la suite logique de son prédécesseur, il n’en a ni la force, ni l’originalité.

Principal fautif: un scénario bateau. UN GRAND CRI D’AMOUR est loin de renouveler le genre. Des histoires bâties sur le schéma: on se fout des pains mais on s’aime quand même, on en a vu. Et des meilleures. N’empêche, Balasko a le chic pour assembler des couples qui n’ont rien en commun et pour insuffler à des personnages de prime abord rébarbatifs un charme irrésistible. Si bien que, petit à petit, on finit par s’attacher à ces deux rustres chamailleurs. Et ce n’est pas sans plaisir qu’on les voit s’embrasser fougueusement et baiser sauvagement dans les loges, alors que tout le monde les attend pour la répétition.

Côté dialogue: pas de surprise. Cela vole bas, c’est cru et c’est grossier. Mais osons le dire: plus on plonge, plus on se marre. La preuve que les trous de cul et autres seau de merde ont un potentiel comique certain. Berry et Balasko sont survoltés. On croirait qu’ils sont nés pour jouer ensemble. Pour peu, on s’abaisserait sur nos sièges quand ils s’envoient des claques. Y a de la pèche. On ne s’embête pas. Entre les deux, Daniel Prevost incarne un metteur en scène dépressif. Quel plaisir de le voir dans un rôle à la mesure de son talent comique. Il est nettement plus convaincant que dans le dernier Pierre Richard, DROIT DANS LE MUR.

UN GRAND CRI D’AMOUR est un film plaisant. Vous pouvez le consommer sans restriction, car il détend les zygomatiques et tous les autres muscles si vous faites un effort. Que demander de plus?

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Journaliste